Paroisse Montrevel-en-Bresse

Saint et Joyeux Noël

Chers frères et sœurs,

 

En ce jour de Noël, nous célébrons dans l’action de grâce la Nativité du Seigneur. « Et le Verbe s’est fait chair, il a habité parmi nous, et nous avons vu sa gloire, la gloire qu’il tient de son Père comme Fils unique, plein de grâce et de vérité », nous annonce le Prologue de saint Jean (Jn 1,14), évangile que l’Église nous donne lors de la Messe du Jour de Noël.

 

Oui, le Verbe, la Parole de Dieu, le Fils bien-aimé du Père a pris chair de notre chair. Il est venu chez nous. La tradition des crèches dans nos maisons témoigne du désir qui jaillit de nos cœurs d’accueillir et d’écouter le Verbe de Dieu. Alors, mettons-nous résolument à son école, Il est le Sauveur, le Rédempteur de l’homme.

 

Afin de mieux comprendre comment vivre de ce mystère de la Nativité, contemplons d’une manière intérieure ce qui nous est donné de voir et de vivre en ce jour.

 

Dans l’annonce faite à Joseph, que nous avons reçu dimanche dernier, le 4ème dimanche de l’Avent, le Fils de David reçoit la mission de donner le nom de Jésus à l’enfant engendré par l’Esprit Saint en Marie, son épouse. Et l’ange de préciser la raison : « Tu lui donneras le nom de Jésus (c’est-à-dire : Le-Seigneur-sauve), car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés » (Mt 1,21). En d’autres termes, n’oublions pas que le divin petit Enfant de la crèche est le SAUVEUR ! Alors accueillons-le dans la foi et dans la joie de sauvés. C’est la joie de l’Évangile !

 

Comment puis-je accueillir ce petit enfant comme étant le Sauveur de l’homme ?

 

Différents signes nous sont donnés dans l’Évangile.

 

Tout d’abord, il y a le nom de la ville de naissance de l’Enfant Jésus. Certes, nous sommes face à un événement historique, le recensement de toute la Terre voulu par l’empereur Auguste. Mais Dieu se révèle dans l’histoire ! C’est pourquoi, Jésus, Dieu sauveur nait à Bethléem, la ville du Roi David, et dont le nom signifie « la maison du pain ». De plus, l’évangile nous apprend que le petit Enfant est déposé dans une « mangeoire ».

 

De la lignée du Roi David, Jésus, Dieu sauveur, est véritablement le pain qui doit être mangé. Il est celui qui nous sauve et nous donne la vie en se donnant lui-même. Nous sommes dans l’ordre de l’accomplissement des Paroles qui ont été dites de la part du Seigneur  (cf Lc 1,45).

 

En d’autres termes, pour accueillir pleinement l’Enfant Jésus comme Sauveur, nous sommes appelés à vivre de l’Eucharistie. « Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c’est ma chair, donnée pour la vie du monde », nous dit Jésus (Jn 6,51). N’est-ce pas ce qui est préfiguré dans l’événement de Noël ?

 

Ensemble nous nous prosternons auprès du divin petit Enfant de la crèche ; ensemble prosternons-nous devant Celui qui se donne à nous dans son Corps livré pour nous !

 

Ensemble nous chantons le Gloire de Dieu et l’appel de la paix pour les hommes ; ensemble célébrons Celui qui donne sa vie pour la Gloire de Dieu et le salut du monde, Celui qui offre sa paix de ressuscité !

 

Ensemble nous nous mettons en marche en suivant l’étoile qui nous conduit à Bethléem ; ensemble allons annoncer la Bonne Nouvelle aux hommes de notre temps, la Messe nous appelle à la Mission !

 

Saint et Joyeux Noël à chacun d’entre vous et à chacune de vos familles.

 

Que l’Enfant de Bethléem vous conduise au mystère de Miséricorde qu’est l’Eucharistie célébrée et adorée.

Abbé Pierre Le Bourgeois