Paroisse Montréal-la-Cluse

Le geste de paix

PAROISSE

 

Suivant la communauté chrétienne dans laquelle nous nous rassemblons, il est habituel, occasionnel ou rare de se donner la paix avant la fraction du pain. Depuis mon arrivée, j’ai entendu des réflexions diverses sur ce geste. Certains trouvent qu’il est trop habituel et que, du coup, il perd de son sens, alors que d’autres y restent très attachés. J’ai envisagé, dans un premier temps de ne le proposer que de temps en temps pour lui donner davantage de sens. Mais, en lisant différents articles sur le sujet, il ressort que ce geste est important et fait partie intégrante de la célébration. Je vous fais part d’une remarque que j’ai trouvée sur un site internet : « Certains disent : « A quoi bon donner la paix à un inconnu ! » ou bien : « Comment donner la paix à quelqu’un qui ne nous revient pas ? » C’est justement parce que ce n’est pas notre paix, mais celle du Seigneur, qu’il faut le faire. C’est un geste où l’on accueille la paix du Seigneur, plus forte que la nôtre, pour la donner aux autres, quels qu’ils soient ; où l’on s’engage à vivre en paix et à bâtir la paix, grâce à la paix que le Seigneur ressuscité nous offre, comme il l’a fait à ses disciples, le soir de Pâques : « Jésus vient et se tint au milieu d’eux ; il leur dit: « La Paix soit avec vous ! » » (Jean 20, 19) ».

Tout est dit. La paix est toujours à vivre, à faire et à refaire, et particulièrement en ce dimanche de la paix. Alors, que chacun ait bien conscience que, en se donnant la paix, c’est la paix de Jésus, prince de la paix, que nous nous échangeons. Elle n’est pas de notre ressort mais, en se la partageant, peut-être que nous arriverons davantage à en vivre et à en être acteurs et témoins !                                          Allez dans la paix du Christ !

 

Alain RAYMOND