« Il a habité parmi nous. »

« Solennité de la Nativité de Notre Seigneur Jésus-Christ »

St Luc 2, 1—14

 

Tout au long du temps de l’Avent, nous avons médité sur la venue de Jésus. Cette venue était annoncée depuis longtemps par les prophètes de l’Ancien Testament, en particulier par Isaïe. Son message d’espérance était adressé à un « peuple qui marchait dans les ténèbres ». A son époque, c’étaient les ténèbres de l’exil et de l’oppression étrangère. Ça avait duré 40 ans. Aujourd’hui, nous connaissons les ténèbres du terrorisme et des violences de toutes sortes.

 

Mais voilà qu’en ce temps de Noël, nous entendons une bonne nouvelle : le Seigneur ne nous abandonne pas. Il vient à nous. Il vient « nous rendre espoir et nous sauver. »  Tout au long des Evangiles, nous l’entendons nous parler d’un Dieu qui est Père, un Père qui aime chacun de ses enfants. Il est venu « chercher et sauver ceux qui était perdus. » Le vrai Dieu n’a rien à voir avec une religion qui fait massacrer des innocents, des hommes, des femmes et même des enfants. La fête de Noël vient nous rappeler que le vrai Dieu est AMOUR. Il ne sait pas être autre chose. Dans un monde pollué par la haine et la violence, il est celui qui nous apporte la vraie lumière.

 

 Ce Jésus dont nous fêtons la naissance a été annoncé aux bergers. Quand nous faisons la crèche dans nos maisons, nous les mettons en bonne place mais beaucoup ne savent pas trop qui ils étaient. En fait, ils faisaient partie d’une catégorie des gens vraiment méprisée. C’étaient des hommes rustres qui n’avaient pas l’habitude de fréquenter les lieux de culte. A travers eux, c’est la bonne nouvelle qui est annoncée aux petits, aux pauvres et aux exclus. Et cela, nous le retrouvons tout au long des Evangiles.

 

C’est vrai, les Evangiles nous rappellent la mission de Jésus auprès de ceux et celles qui sont accablés par des souffrances de toutes sortes. Il a accueilli tous ceux et celles qui étaient infréquentables à cause de leur mauvaise vie. Il a ouvert la porte de la Lumière à Marie-Madeleine, Zachée, Matthieu le publicain, la femme de Samarie et bien d’autres qui étaient rejetés par la société bien-pensante de l’époque. Avec lui, c’est la victoire de l’AMOUR sur le mal et la mort.

 

Fêter Noël c’est accueillir cette bonne nouvelle qui vient changer notre vie et celle du monde. Ce Jésus dont nous fêtons la naissance continue à venir. Il frappe à notre porte. Dieu continue à nous envoyer son Fils. A l’approche de Noël, nous sommes donc invités à l’accueillir, lui donner première place dans notre vie et faire « tout ce qu’il nous dira. » Avec lui, c’est la joie et l’amour qui entrent dans notre vie. Il veut habiter le cœur des hommes. Alors oui, soyons dans la joie et l’allégresse. Un enfant a dit que « Jésus est le plus beau cadeau de Noël. » Il avait tout compris. Ils sont nombreux dans notre monde ceux et celles qui vont fêter Noël sans penser à cette bonne nouvelle. Tout est prévu, le sapin, les décorations, les cadeaux, le réveillon, mais n’oublions pas Celui qui est à l’origine de ces festivités.

 

L’Eucharistie qui nous rassemble en cette fête de Noël nous rappelle que le Christ ne cesse de vouloir venir chez les siens. C’est un cadeau extraordinaire qui nous est offert à tous, gratuitement et sans mérite de notre part. Avant la communion, nous entendons le prêtre nous dire : « Voici l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde. » Ces paroles ne sont pas que pour l’assemblée qui est présente à l’église. Elles sont pour le monde entier. Heureux ceux qui ont le cœur de pauvre pour laisser le Christ entrer dans leur vie.