Paroisse Pont-de-Veyle

S’unir à la joie des saints

Nous célébrons la solennité de la Toussaint. La Toussaint est l’occasion pour toute l’Eglise de s’unir à la joie des saints, connus ou inconnus, qui sont désormais auprès de Dieu dans un bonheur parfait. Leur joie fait notre joie. Parmi ces bienheureux du Ciel, sans aucun doute se trouvent certains de nos proches, défunts déjà entrés dans la joie du Paradis. Quelle consolation de les espérer auprès de Dieu ! Peut-être avons-nous croisé des âmes qui nous ont édifiés. Les fidèles qui me lisent ici voient très bien à qui je fais allusion, à mots – plus ou moins – couverts : tel ou tel qui a donné sa vie, offert ses souffrances, sa maladie, pour telle ou telle intention, pour son village, sa paroisse, la France. Ces Saints que nous avons connus et aimé nous leur demandons d’intercéder et de travailler pour nous maintenant !

 

Parmi ces saints du Ciel, qui resteront peut-être inconnus ou pas, l’Eglise en choisit certains pour nous les donner en exemples : ce sont ceux qu’elle « canonise ». Les derniers en date ont une triple particularité : ils sont français, ils sont les premiers époux à être canonisés ensemble et ils sont parents d’une sainte déjà canonisée ! Il s’agit bien sûr de Louis et Zélie Martin, les parents de sainte Thérèse de Lisieux. Ce choix de les canoniser ensemble n’est pas anodin : le Pape veut nous montrer que la vie conjugale et familiale, avec ses joies et ses épreuves, peut être un chemin de sainteté !

 

En termes d’épreuves, ils n’ont pas été épargnés. Lisez leur vie : vous retrouverez forcément tel ou tel point commun avec votre famille ou votre couple. Ils nous sont proches en ce sens. C’est la vie ordinaire d’une famille de notre pays, d’un couple de chrétiens. Mais cette vie, vécue avec foi et générosité, fut un pèlerinage vers le Ciel.

Nous ne serons pas tous canonisés, mais nous sommes tous appelés à « cette sainteté de la fidélité du quotidien ». A ce couple Saint, s’ajoutent : St Salomon Leclercq, martyr de la révolution Française ou Ste Elisabeth de la Trinité, Carmélite de Dijon. Mais aussi, Mère Térésa, le jeune Jose Luiz Sanchez

 

Cette fête de la Toussaint est aussi l’occasion de nous rappeler cette grande vérité : nous sommes faits pour voir Dieu, un jour, nous aussi. Nous sommes faits pour cette joie du face à face ! Un jour, nous Le verrons, et nous comprendrons… Cette vocation éclaire le sens de notre vie terrestre et de tous nos engagements. Une vie réussie n’est pas une vie qui dure longtemps : cela, nous ne le maîtrisons pas. Une vie réussie est une vie donnée, vécue pleinement pour servir et aimer ; une vie tout orientée vers cette rencontre qui nous attend. Souvenons-nous en cette occasion que « il y a plus de joie à donner qu’à recevoir ! »… et pour nos frères scouts : « un Routier qui n’a pas tout donné, n’a rien donné ! ».

 

Le 2 novembre, puis tout au long du mois de novembre, nous prions pour ceux de nos défunts qui ont encore besoin d’être purifiés pour goûter pleinement cette joie des sauvés. Les âmes du purgatoire vivent dans la paix cette ultime étape de leur pèlerinage, car elles savent qu’un grand amour les attend. Prions pour nos défunts ! Notre prière hâte leur entrée dans la Jérusalem Céleste ! N’est-ce pas la plus belle des charités que nous puissions leur offrir ? A cette occasion, je rappelle que le meilleur cadeau que nous puissions faire à nos défunts est d’offrir des Messes. Seul le Sacrifice de Jésus sur la Croix, Son précieux Sang qu’Il a versé pour eux, peut accorder à nos frères défunts le Don de la Miséricorde infinie. Nos défunts au Purgatoire ne peuvent rien faire pour eux… c’est à nous que revient cette charge de prière, ce suffrage pour les délivrer de ce qui les empêche de contempler Dieu.

 

Il est beau que l’Eglise nous enseigne ainsi que les liens de charité qui existaient entre nous demeurent au-delà de la mort. Cette solidarité n’est pas détruite, elle est transformée. Nous entrons avec nos défunts dans une nouvelle forme de relation : une communion. Auprès de Dieu, ils prieront pour nous ; sur terre nous prions pour eux. Nous continuons de les aimer, ils continuent de nous aimer. La mort n’a pas le dernier mot. Le dernier mot appartient toujours à Dieu… c’est notre Espérance !

 

                                                                                               Votre Curé, Père Olivier BARNAY +