Paroisse Saint-Denis-lès-Bourg - Péronnas

Ostéoporose de l’âme

C’est la vanité, avec la convoitise et l’orgueil, qui est l’une des « racines de tous les maux  » dans le cœur de toute personne. La course effrénée, si typique de nos temps, « pour feindre, pour sembler, pour apparaître » ne conduit à rien, « elle ne nous apporte pas de véritables gains » et laisse l’inquiétude dans l’âme. La vanitas vanitatum du Qohélet (1, 2-11) proposée par la liturgie du jour, a été au centre de la méditation du Pape François. Mais le point de départ a été l’inquiétude du roi Hérode Antipas décrite dans l’Évangile de Luc (9, 7-9). En effet, le Souverain « était inquiet » parce que ce Jésus dont tout le monde parlait « était pour lui comme une menace ». Dans notre âme, « il y a la possibilité d’avoir deux inquiétudes : une bonne, l’inquiétude qui est celle de l’Esprit Saint, que nous donne l’Esprit Saint, et qui rend l’âme inquiète pour faire de bonnes choses, pour aller de l’avant ; et une mauvaise inquiétude, celle qui naît d’une mauvaise conscience ». C’est précisément cette dernière qui caractérisait les deux souverains contemporains de Jésus. Ceux qui, comme eux, « font du mal », ont « mauvaise conscience et ne peuvent pas vivre en paix ». Une réalité intérieure sur laquelle s’est concentrée la réflexion du Pape : « Ces gens ont fait le mal, mais le mal a toujours la même racine, n’importe quel mal : la convoitise, la vanité et l’orgueil ».                                                                                

 

Pape François