Annoncer « la joie de l’Evangile »

14ème Dimanche du Temps Ordinaire

St Luc 10, 1- 12. 17—20

« Réjouissez-vous avec Jérusalem ! Exultez en elle, vous tous qui l’aimiez ! Cette Jérusalem dont il est question n’est pas vraiment la Jérusalem terrestre qui est très belle. Ce texte d’Isaïe est une prophétie qui n’est pas encore réalisée. Nous chrétiens, nous comprenons qu’il s’agit de l’Eglise. Elle est vraiment une mère pour nous : elle nous enfante à travers le baptême, elle nous nourrit de la Parole de Dieu et de l’Eucharistie, elle nous annonce quelque chose de la Jérusalem céleste. C’est vers cette joie éternelle marchons. Nous en avons un avant-goût sur cette terre ; elle nous sera donnée en plénitude dans la Jérusalem céleste. « Notre cité se trouve dans les cieux » (Phil 3. 20). St Cyrille d’Alexandrie nous le dit : « Dans l’Eglise du Christ, pas de place pour la tristesse ; l’Eglise est riche de l’Espérance de la Vie sans fin et de la gloire sans déclin ».

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Cette « Joie de l’Evangile » doit être annoncée à tous. Saint Luc nous raconte l’envoi des 72 disciples. Ce chiffre symbolise l’ensemble des nations connues à l’époque de Jésus. C’est une manière de dire que la Bonne Nouvelle doit être proclamée dans le monde entier. Elle est pour tous, pour les chrétiens qui ne vont plus à l’Eglise, pour les adolescents en pleine crise, pour ceux qui tournent en dérision la foi des chrétiens. Tous les hommes du monde entier doivent pouvoir entendre et accueillir cette bonne nouvelle.

 

Voilà donc une vaste mission qui dépasse nos possibilités humaines. Mais il y a une chose que nous ne devons jamais oublier : Jésus envoie des soixante-douze « dans toutes les villes et localités où lui-même devait se rendre ». La mission n’est pas leur affaire mais celle du Seigneur. Le principal travail c’est lui qui le fait dans le cœur des hommes, des femmes et des enfants qu’il met sur notre route. Bernadette de Lourdes disait : « Je ne suis pas chargée de vous faire croire mais de vous dire ». En dehors du Seigneur, rien n’est possible.

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L’annonce de l’Evangile est en défi extraordinaire. Aujourd’hui, encore plus qu’autrefois, les chrétiens sont affrontés aux persécutions. Beaucoup sont assassinés simplement parce qu’ils annoncent l’Evangile aux hommes. Mais rien ne pourra arrêter la Parole de Dieu ni l’empêcher de produire du fruit. C’est précisément en voyant le courage des chrétiens persécutés que des hommes et des femmes se convertissent au Christ. Nous en avons de nombreux témoignages dans le monde d’aujourd’hui.

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En nous rassemblant ici dans cette église, nous nous nourrissons de la Parole de Dieu et de l’Eucharistie. Puis comme les 72 disciples, nous sommes envoyés pour annoncer : « Le règne de Dieu s’est approché de vous. » Dans un monde où beaucoup de choses vont mal, Dieu vient nous remplir de sa présence et de sa gloire. L’Evangile insiste sur l’urgence de cette mission. Comme le Christ et comme les prophètes, nous serons affrontés au rejet ou à l’indifférence. Mais rien ne peut arrêter l’arrivée du règne de Dieu. Si nous rencontrons la méchanceté, nous triompherons du mal par le bien.

 

Avec le prophète Isaïe, nous comprenons que la présence du Seigneur doit nous faire exulter de joie, même quand tout va mal. Oui, nous comptons sur toi, Seigneur : toi qui nous envoies « comme des agneaux au milieu des loups », rends-nous forts dans les épreuves et garde-nous fidèles à la mission que tu nous confies.