Paroisse Pont-de-Veyle

Ta Foi t’a sauvée, va en paix ! 

 

Bouleversante rencontre de Jésus avec la femme pécheresse qui verse un parfum précieux sur les pieds du Seigneur et les essuie avec ses cheveux ! Renversante attitude de Jésus qui, non seulement, se laisse faire mais, qui plus est, prend cette femme en exemple, sous l’œil critique du pharisien, spécialiste de la loi ! Toute la différence entre Simon le pharisien et la femme pécheresse réside dans l’attitude de Foi… et en cela, Jésus ne peut se tromper !

 

C’est donc la Foi qui habite le cœur de cette femme. Elle fait confiance à Jésus. Elle sait qu’Il est seul capable de sauver. Elle sait que seul Jésus peut lui apporter cette parole de consolation et de libération : « Tes péchés sont pardonnés ». Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus aura cette parole qui peut accompagner chacun de nous : « c’est la confiance et rien que la confiance qui doit nous conduire à l’amour ». Autrement dit, mettre sa confiance – sa Foi – en Jésus-Christ nous ouvre le chemin du Bonheur, le chemin de la Joie. En un mot, nous rend libre ! Il n’est pas inutile alors de nous rappeler que la Foi est un don de Dieu. Un des 7 dons du Saint-Esprit que nous recevons le jour de notre Confirmation. Le Concile Vatican II nous enseigne : « … l’homme a besoin de la grâce prévenante et aidante de Dieu, ainsi que des secours intérieurs du Saint-Esprit. Celui-ci touche le cœur et tourne vers Dieu, ouvre les yeux de l’esprit et donne à tous la douceur de consentir et de croire à la vérité » (Concile Vatican II, Dei Verbum).

 

Avoir Foi en Dieu, croire en Dieu, mettre sa confiance en Dieu n’est alors possible qu’avec l’aide du Saint-Esprit déposé en nos cœurs le jour de notre Baptême…. et de notre Confirmation. Permettez-moi ici cette question : vous qui lisez en ce moment ce Bulletin paroissial, êtes-vous confirmé(e) ? Si non, il est possible de recevoir ce Sacrement de la Confirmation à tout âge… Adressez-vous, donc, à votre Curé !

 

Mais, si la Foi est un don de Dieu, elle nécessite aussi une réponse libre de l’homme. Dans l’Evangile, non seulement le cœur de la femme est ouvert mais aussi – et surtout – elle consent à se mettre aux pieds du Seigneur afin qu’Il la libère. La Foi n’est pas magique, nous ne sommes pas dans la série « Harry Potter » !! La Foi n’est contraire ni à la liberté ni à l’intelligence de l’homme. C’est à lui de se décider à mettre, oui ou non, sa confiance en Dieu et d’adhérer – ou pas – aux Vérités par Lui révélées. Dans notre vie quotidienne, nous choisissons nos amis, nos confidents. Nous décidons de faire confiance à telle personne plutôt qu’à une autre. Il n’est pas contraire à notre dignité de croire ce que d’autres personnes nous disent sur elles-mêmes et sur leurs intentions et de faire confiance à leurs promesses, comme par exemple, lorsqu’un homme et une femme se marient, pour entrer ainsi en communion mutuelle. Dès lors, il est encore moins contraire à notre dignité de « présenter par la Foi,  la soumission plénière de notre intelligence et de notre volonté au Dieu qui révèle et d’entrer ainsi en communion intime avec Lui » (Vatican II, Dignitatis humanae). Notre Foi, notre intelligence, notre volonté coopèrent avec la grâce de Dieu. Cet enseignement, me semble-t-il, nous conduit à une réflexion que nous devons mener en ces semaines du mois de juin marquées par la célébration de Baptêmes, de Confirmations, de Mariages, de Communions. Mais aussi, dans notre propre vie personnelle et spirituelle. Comment vivons-nous notre Foi ? Comment nous situons-nous par rapport à Dieu ? Quel rapport entretenons-nous avec Dieu? Notre Foi est-elle en pleine unité avec notre intelligence et notre volonté ? L’intelligence et la volonté se laissent-elles éclairées et guidées par la Foi au Dieu vivant ? Les grands maîtres spirituels nous enseignent que « la grâce ne supplée pas la nature » : avant tel ou tel engagement (un mariage par exemple), avons-nous pris le temps de régler les questions de fond (les blessures du passé, les conflits familiaux…) ? Demander le Baptême ou la 1ère Communion de son enfant est-il de l’ordre de la tradition familiale ou est-ce une vraie démarche de foi qui engage tout son être, et donc, toute sa responsabilité ? Et notre prière personnelle, notre relation avec Dieu, permet-elle à notre être tout entier de se tourner vers son Créateur (corps-âme-esprit) ? En ce mois du Sacré-Cœur de Jésus, demandons la grâce d’être habité tout entier de Dieu. Demandons-lui d’éclairer notre foi, notre intelligence, notre volonté, notre affectivité pour que tout soit au service de sa plus grande gloire. Ainsi, nous abandonnant entièrement à Jésus nous pourrons l’entendre à l’oreille de notre cœur : « Ta foi t’a sauvé… va en paix ! »                                                                                                          

 

Votre Curé, Père Olivier BARNAY +