Paroisse Viriat

Message du Pape François, 100ème journée mondiale des migrants et des réfugiés

MESSAGE DOMINICAL (101) – 24 avril 2016                                  – 5è de Pâques –                                    

Message du Pape François, 100ème journée mondiale des migrants et des réfugiés

 

Migrants réfugiés Pape Une

 

Chaque personne appartient à l’humanité et partage l’espérance d’un avenir meilleur avec toute la famille des peuples. Notre cœur désire un « plus » qui n’est pas seulement un connaître ou un avoir plus, mais qui est surtout un être plus. Le monde peut progresser seulement si l’attention première est dirigée vers la personne, si sa promotion est intégrale, dans toutes ses dimensions, incluse la dimension spirituelle ; si    personne n’est délaissé, y compris les pauvres, les malades, les prisonniers, les nécessiteux, les étrangers (cf. Mt 25, 31-46); si on est capable de passer d’une culture du rejet à une culture de la rencontre et de l’accueil.

Migrants et réfugiés ne sont pas des pions sur l’échiquier de l’humanité. Il s’agit d’  enfants, de femmes et d’hommes, contraints d’abandonner leurs maisons et qui partagent le même désir légitime de connaître, d’avoir mais surtout d’être plus. Le nombre de personnes qui émigrent est impressionnant, le plus grand de tous les temps. En marche avec elles, l’Église s’engage à comprendre les causes à l’origine des migrations, mais aussi à travailler pour en dépasser les effets négatifs et à valoriser les retombées positives sur les communautés d’origine, de transit et de destination des mouvements migratoires. Malheureusement, nous ne pouvons pas taire le scandale de la pauvreté : violence, exploitation, discrimination, marginalisation, restriction des libertés fondamentales, sont quelques éléments de la pauvreté à vaincre. Fuyant la misère ou la   persécution pour avoir la vie sauve, des millions de personnes entreprennent le voyage. Alors qu’elles espèrent voir réaliser leurs attentes, elles rencontrent souvent méfiance, fermeture et exclusion et sont frappées par d’autres  malheurs, souvent encore plus graves et qui blessent leur dignité humaine.

Aucun pays ne peut affronter seul les difficultés liées à ce phénomène, qui concerne tous les continents. Que chaque pays commence par créer de meilleures conditions de vie chez lui. Puis, il s’agit de dépasser les préjugés, incompréhensions. Souvent, l’arrivée de migrants, suscite suspicion et hostilité, la peur de l’insécurité, de perdre l’identité, la culture, le travail, et qu’augmente la criminalité.

Changer d’attitude envers eux est nécessaire de la part de tous ; le passage de la            « culture du rejet » à la « culture de la rencontre » est seul capable de construire un monde plus juste et fraternel. La Ste Famille de Nazareth vécut l’expérience du rejet, puis de la migration. Par l’intercession de Marie et Joseph, que nous ayons envers ces personnes en souffrance un cœur tendre et généreux. À tous et à ceux qui consacrent leur vie et leurs énergies à leurs côtés, je vous assure de ma prière et je vous donne de tout cœur la Bénédiction apostolique.                   

 

Du Vatican, le 5 août 2013-