Paroisse Pont-de-Veyle

Puiser à la « fons amoris » !   

 

Peut-être vous souvenez-vous des images bouleversantes de notre cher Pape émérite             Benoît XVI, donnant, avec beaucoup d’émotion, le sacrement des malades lors de la Messe de Notre Dame des Douleurs, le 15 septembre 2008 à Lourdes ?

 

Il y a quelques jours nous avons célébré et la Fête de Notre Dame des Douleurs et celle de Notre Dame de la Salette. Les 2 fêtes sont intimement liées. D’ailleurs, Notre Dame est apparue le         19 septembre 1846 sur la montagne de la Salette, entre Grenoble et Gap, précisément à l’époque où, selon le calendrier liturgique en rigueur à ce moment-là, nous célébrions les 1ères Vêpres de Notre Dame des Douleurs.

 

Notre Dame La SaletteNotre-Dame de la Salette

 

Je souhaite m’arrêter à ces 2 mémoires liturgiques car, il me semble, qu’elles veulent nous délivrer un message important pour nous en ces temps que nous vivons.

 

« Les larmes qui étaient – celles de Marie – au pied de la Croix se sont transformées en un sourire que rien n’effacera tandis que sa compassion maternelle envers nous demeure intacte. L’intervention secourable de la Vierge Marie au cours de l’histoire l’atteste et ne cesse de susciter à son égard, dans le peuple de Dieu, une confiance inébranlable », a dit Benoît XVI à Lourdes le 15 septembre 2008.

Sur la montagne de la Salettte, Marie dira aux petits bergers « si mon peuple ne veut pas se soumettre je suis forcée de laisser aller le bras de mon fils ». La Sainte Vierge pleure sur notre monde abîmé par le péché. Elle pleure sur nos cœurs tellement endurcis qu’ils refusent de mettre Dieu à la première place. « S’ils se convertissent, confiera Marie, les pierres et les rochers deviendront des monceaux de blé ! ».

 

La question se pose à nous en ces temps de trouble pour notre pays : Voulons-nous transformer les larmes de tristesse de la Sainte Vierge en larmes de joie ? « Dans la séquence de cette fête de Notre Dame des Douleurs, Marie est honorée sous le titre de ‘fons amoris’ – ‘source d’amour’… du cœur de Marie sourd un amour gratuit qui suscite en réponse un amour filial… » disait encore Benoît XVI à Lourdes. Il s’agit pour nous de mettre, ou de remettre, Dieu à la première place. Il est urgent de remettre le curseur de notre vie personnelle, de notre société, de notre monde à la bonne place. En définitive, il nous revient de ré-orienter nos vies pour que la ‘fons amoris’ puisse couler à flots dans nos existences.

Dans la mémoire liturgique de Notre Dame des Douleurs, Marie nous apprend à rester debout et fidèle dans les épreuves. Ces épreuves, elles jalonnent déjà nos vies. Elles marquent d’une manière particulière nos frères chrétiens d’Orient que l’on persécute dans un silence assourdissant de la part de l’Occident. De petites épreuves quotidiennes nous sommes, chacun, marqués nous aussi. Mais, ne nous cachons pas la face : de dures épreuves nous attendent si nous ne prenons pas garde à, d’une part, entretenir notre Foi par la réception des Sacrements, une vie de prière régulière et une formation permanente ; d’autre part, si nous ne faisons pas preuve de prudence et de discernement face à l’actualité qui nous submerge. Nous ne dirons jamais assez que seule la Foi au Christ, dont l’Eglise Catholique est dépositaire (enseignement du Concile Vatican II) peut nous permettre de prendre les moyens de mener à bien le combat dans lequel nous sommes engagés. La Fête de la Croix glorieuse (célébrée le 14 septembre dernier) nous enseigne, comme dirait le St Curé d’Ars, que « la Croix est l’échelle du Ciel ». Nous ne pouvons pas faire l’économie de la Croix dans nos vies. Je vous invite alors, forts de ces belles mémoires liturgiques et soutenus par la Vierge Marie, à vous engager sur ce chemin d’une vie de Foi profondément et véritablement vécue. Je vous invite à nouveau à la résistance face à la pensée unique qui veut, en fait, supprimer la conscience chrétienne qui seule rend libre.

 

Allons puiser à la ‘fons amoris’ du Cœur de notre Dieu ! « La Vérité de l’Evangile doit être toujours vécue dans le difficile creuset de l’engagement en pleine vie sociale, économique et culturelle… Face à la crise morale, l’Eglise peut contribuer à la recherche de solutions justes et constructives » (Cardinal Robert Sarah, dans son livre « Dieu ou rien »).                                                      

 


Votre Curé, Père Olivier BARNAY +