« Dimanche de la Divine Miséricorde »

Deuxième Dimanche de Pâques

St Jean 20, 19—31

 

Ce deuxième dimanche de Pâques est pour nous celui de la divine miséricorde. Cette fête a été instituée par Jean Paul II à l’occasion de la canonisation de Sœur Faustine. Heureuse coïncidence : le Pape François a annoncé la convocation d’une Année Sainte de la Miséricorde. Elle commencera le 8 Décembre 2015, solennité de l’Immaculée Conception, et s’achèvera le 20 Novembre 2016, en la fête du Christ Roi.

 

Avec l’Evangile, nous sommes plus que jamais dans la miséricorde de Jésus. En ce premier jour de la semaine, il rejoint ses disciples. Il les trouve calfeutrés, verrouillés, enfermés à double tour. Jésus n’a pas pu se défendre. Ils ne peuvent donc plus compter sur lui. Ils s’attendent maintenant à subir le même sort que leur Maître. Ils cherchent donc à se faire oublier. En raison du danger qui les menace, ils évitent d’aller se promener en ville.

 

Ce danger est toujours actuel : comment affronter les moqueries d’un monde qui se croit intelligent, d’un monde qui attaque Dieu, l’Eglise, le Pape, les chrétiens ? Nous voyons bien qu’il n’est pas facile de vivre sa foi dans le monde d’aujourd’hui. La tentation est grande de se replier dans des petits ghettos et de rester entre nous. C’est ainsi qu’on essaie de tenir devant l’orage. Nous nous trouvons vitre désemparés dans ce monde étranger au message de la foi. Comment ne pas penser que dans cet océan d’indifférence, il n’y a plus rien à faire.

 

Mais en ce dimanche de Pâques, le Christ nous rejoint pour nous libérer de cette peur. Il invite ses apôtres à sortir et à partir en mission : « Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vus envoie. » Ses premières paroles sont un message de paix. Cette paix du Christ, le chrétien en est porteur pour ses frères : « Allez dans le monde : devenez l’espérance des hommes » (Pierre Chrysostome). Nous sommes également appelés à devenir des porteurs d’amour. François Mauriac disait : « Le jour où vous ne brulerez plus d’amour, d’autres mourront de froid. »  Cet amour va jusqu’au pardon. Tout chrétien est instrument de la miséricorde de Dieu. S’adressant aux Ephésiens, Saint Paul écrivait : « Pardonnez-vous mutuellement comme Dieu vous a pardonné dans le Christ. »

 

Il nous reste le cas de l’apôtre Thomas le retardataire. Ce n’est pas à lui qu’on fera voire ce qu’il n’a pas vu. Ce qu’il a vu, c’est Jésus crucifié et enfermé dans un tombeau. Mais le Christ ressuscité ne manque pas d’humour. Pour répondre à sa demande, il invite Thomas à s’approcher et à toucher ses plaies. Mais ce dernier n’en a pas eu besoin. Il va même plus loin que ses amis car il a été le premier à reconnaître en Jésus « Mon Seigneur et mon Dieu ». C’est la rencontre et la Parole de Jésus qui provoquent la profession de foi de l’incrédule. Nous aussi, comme ce disciple, nous aimerions avoir des preuves. Mais le Seigneur ne cesse de nous rappeler ces paroles : « Heureux ceux qui croient sans avoir vu. » Alors, quitte à être comme l’apôtre Thomas, soyons-le jusqu’au bout ; et que son aventure soit la nôtre.

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En ce dimanche, nous te prions, Seigneur : rend-nous plus disponibles à la force de la foi. Sois avec nous pour que nous soyons plus courageux dans le témoignage. Garde-nous plus généreux dans la pratique de la charité fraternelle. « Toi qui es lumière, toi qui es l’amour, mets en nos ténèbres ton Esprit d’amour. Amen