Paroisse Pont-de-Veyle

« La Croix, c’est l’échelle du Ciel ! »

N° 71  –   Semaine du 15 au 21 Mars 2015. 

                                                                         TEMPS DU CARÊME.

 

 

Le mot du Curé.

 

 

 

On connait cette parole de St Jean-Marie Vianney, le St Curé d’Ars. Elle résume à elle-même l’Evangile de ce 4ème Dimanche de Carême. Sur notre route qui nous mène à Pâques nous sommes désormais orientés vers la Croix « O crux spes unica » O croix, notre seule Espérance.        

 

crucifixRegarder la Croix tel le peuple Hébreux regardant le serpent de bronze élevé par Moïse dans le désert, c’est confesser que le Salut vient du Sacrifice unique de Jésus qui, mourant sur la Croix, a donné sa vie pour nous, pour notre Salut, notre Sanctification et notre Rédemption. « La Croix est l’échelle du Ciel » parce qu’elle nous ouvre définitivement les portes de la Vie Eternelle.  C’est le Cardinal Urs Von Balthasard qui nous enseigne que « sur la Croix, le Christ confesse toute l’humanité en mourant pour tous et en sauvant le monde ».

 

Le temps du Carême est un temps privilégié pour faire à nouveau l’expérience de cet amour indicible du Christ qui a donné sa vie pour nous et qui nous accorde Son Pardon aujourd’hui d’une manière particulière par le Sacrement du Pardon.

 

« Quand on va se confesser, dit le St Curé d’Ars, on peut dire qu’on décloue notre Seigneur de la Croix ! ».   Comme il est urgent de retrouver le chemin de la Confession ! Nous avons bien tort de nous priver d’un tel Sacrement où Dieu manifeste d’une manière
unique sa tendresse, son amour et son pardon. Se confesser c’est se mettre humblement au pied de la Croix et avoir le courage d’énoncer son péché par lequel nous crucifions sans cesse Notre Seigneur. Le Sacrement du Pardon, voulu par Jésus lui-même, seul moyen de recevoir la Miséricorde de Dieu et le pardon effectif de nos péchés,  nous rétablit dans la relation personnelle avec Dieu. En confessant mes péchés je reconnais ma pauvreté et les conséquences que j’ai engendrées dans le monde qui m’entoure. Je me prononce sur mes actes personnels, j’en assume humblement la responsabilité qui est la mienne, j’en demande profondément pardon à Dieu qui, par amour, s’est livré pour moi.

 

Confession

En retour, je reçois une Parole. J’entends par la bouche du Prêtre, Dieu me dire, à moi personnellement, « Je te pardonne tous tes péchés ! ». Ainsi, la connexion avec le Seigneur est rétablie, ainsi je peux à nouveau me ré-intégrer dans le monde car, par l’absolution que j’ai reçu, ma relation avec mes frères et sœurs en humanité a été aussi restaurée. Merveille que ce Sacrement du Pardon qui dit combien Dieu est présent au cœur de notre vie ordinaire et que sans Lui toute notre vie est maculée par nos maladresses, nos petitesses, nos pauvretés. Un monde qui vit sans Dieu est un monde qui ne se confesse plus ! Là encore, il faut choisir notre camp : Soit nous vivons profondément avec, par et dans le Seigneur et nous reconnaissons que nous avons bien besoin régulièrement de Sa grâce qui nous rétablit dans la Communion avec Lui et nos frères ; soit nous vivons à la manière du monde qui a mis Dieu à la porte : ne nous étonnons pas, alors, de tant de violences et de disfonctionnements. « Celui qui fait la Vérité vient à la Lumière pour qu’il soit manifeste que ses œuvres ont été accomplies en union avec Dieu » nous dit Jésus. Que ce temps du Carême, que notre marche vers Pâques, soit l’occasion privilégiée où nous laissons à Dieu le soin de faire la Vérité dans nos vies. Que le Seigneur augmente notre Foi pour que nous nous hâtions « avec amour au-devant des Fêtes Pascales qui approchent ». Bonne et Sainte montée vers Pâques à tous !                                                              

 

Votre Curé, Père Olivier BARNAY +