« Le Royaume de Dieu n’est pas une société de gens parfaits mais de pécheurs pardonnés »

28ème Dimanche du Temps Ordinaire

St Matthieu 21, 33—43

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L’Evangile nous rapporte la parabole des invités à la noce. Cette image du banquet, nous la retrouvons souvent dans la Bible. Elle nous dit l’abondance des dons de Dieu. Sa générosité dépasse tout ce que nous pouvons imaginer. Notre réponse doit être celle de la gratitude envers Dieu : « Voici notre Dieu, en lui nous espérions, il nous a sauvés. C’est lui le Seigneur. En lui nous espérions, exultons, réjouissons-nous, il nous a sauvés. »

Voilà donc Jésus qui nous invite tous à participer à son banquet. Et il attend la réponse des invités. Dans un premier temps, il ne s’adresse qu’au peuple Hébreu. Dieu l’a choisi pour le combler de ses dons. Or voilà que ces invités refusent de participer à ce banquet. Le roi insiste. Il envoie d’autres serviteurs. Cette insistance de Dieu manifeste sa générosité. Mais les invités méprisent ce cadeau. C’est incroyable mais vrai. Dieu nous propose toutes ces invitations et toutes ces joies. Mais nous sommes trop intéressés par d’autres choses. Chacun cherche sa propre satisfaction dans les choses secondaires indignes de l’homme.

L’invitation du roi finit par provoquer des réactions agressives et violentes. Les invités considèrent cette invitation comme une intrusion dans leur vie. C’est bien ce que nous voyons dans le monde d’aujourd’hui : au nom d’une certaine laïcité, on ne veut pas entendre parler de Jésus Christ ni de l’Evangile. Mais rien ne saurait empêcher le projet de Dieu. Désormais, tous les hommes sont invités, même les plus pauvres et les plus déshérités. Après la mort et la résurrection de Jésus, la prédication de l’Evangile s’ouvrira aux païens. Les serviteurs rassemblent tous ceux qu’ils trouvent. Ainsi la salle des noces est remplie.

Cet Evangile nous met en garde. L’invitation du Seigneur est généreuse. Elle est ouverte à tous, mais nous ne la méritons pas. Elle comporte le don de la grâce. C’est lui qui nous rend dignes de participer au banquet de son Royaume. Nous devons bien sûr accueillir cette invitation mais aussi l’amour de celui qui nous invite. C’est lui qui nous purifie et nous sanctifie. C’est grâce à lui que nous pourrons participer à la communion divine dans la joie et le bonheur.

La seule condition exigée c’est « le vêtement de nonces ». Nous comprenons bien qu’il ne s’agit pas d’une manière de s’habiller. L’important c’est la conversion du cœur, c’est d’accepter les exigences de l’Evangile. Saint Paul nous le dit à sa manière : « Revêtez le Seigneur Jésus Christ. » L’homme qui ne portait pas ce vêtement de fête s’est vu rejeté, non à cause de sa conduite passée mais en raison de son silence interprété comme un refus de dialogue. Il lui aurait suffi de dire : « C’est vrai Seigneur, je n’ai pas ce vêtement, mais je compte sur toi pour me le remettre. »

En célébrant cette Eucharistie, nous demandons au Seigneur de nous revêtir de l’habit nuptial de la grâce. Nous devons l’avoir pour recevoir la communion. Cet habit nuptial nous est fourni dans le sacrement du pardon. C’est là que nous retrouvons notre dignité d’enfants de Dieu. N’oublions jamais que le Seigneur est toujours là pour nous remettre en route vers le festin du Royaume des cieux.

En ce jour, nous venons vers toi Seigneur, avec nos misères et la nuit de nos péchés. Ecoute nos voix, entends nos prières. Viens, Seigneur, nous pardonner. Amen