Direction des pèlerinages diocésains

Un pèlerinage sur les pas du Christ

Mardi 16 septembre 2014

Nous voici arrivés en Terre-Sainte, après un voyage sans encombre depuis Genève. Dès notre arrivée, la chaleur nous a beaucoup surpris, et la climatisation du car a été la bienvenue !

Après un repas pris à la Communauté des Béatitudes, notre première visite nous a permis de rencontrer Frère Olivier, moine bénédictin à Abu Gosh. Par leur situation géographique dans un village arabe, les moines ont noué des relations avec leurs voisins musulmans. Ils accueillent aussi de jeunes israéliens, filles et garçons, qui viennent découvrir la religion chrétienne.  Par ce premier témoignage nous découvrons comment ces moines permettent de mieux faire connaître les autres religions pour ainsi favoriser une meilleure connaissance de l’autre. Une petite graine semée en faveur de la paix.

Dans ce monastère, qui est considéré comme un lieu possible d’Emmaüs, nous avons célébré la première messe de notre pèlerinage.

Demain nous partons dans le désert.

Mercredi 17 septembre

Pour notre deuxième journée en Terre-Sainte, le Père Roger Hébert nous propose un temps spirituel sur le désert.  Après un enseignement, nous méditons à partir d’un psaume puis terminons la matinée par la messe, au milieu du Désert du Néguev.

Jeudi 18 septembre

Aujourd’hui nouvelle journée dans le désert.

Nous visitons le village de Avdat où vivent les Nabatéens, peuple de nomades devenus sédentaires. Nous y retrouvons dans les ruines les traces d une foi chrétienne vivante : baptistères et églises. A la suite de l invasion d’étrangers musulmans venus de la péninsule arabique, les Nabatéens furent obligés de renier leur foi au Christ.  En deux générations, ces chrétiens ont disparu. A travers le récit de cet épisode historique du sixième siècle, nous ne pouvons pas nous empêcher de faire un parallèle avec la situation dramatique des chrétiens d’Orient aujourd’hui.

La messe dans l’église nabatéenne nous touche particulièrement.  Dans son homélie le Père Hébert nous interpelle sur notre responsabilité de chrétiens : osons témoigner de notre foi, ne soyons pas des chrétiens tièdes mais des chrétiens présents dans les églises, actifs, prenant des responsabilités.

Après cette matinée marquante nous poursuivons notre périple dans le désert. Beauté de la création…

Vendredi 19 septembre

Ce vendredi, nous avons quitté la ville de Arad pour la citadelle de Massada, lieu de résistance des derniers Juifs zélotes contre les Romains.  Depuis les hauteurs de la citadelle, nous découvrons la Mer Morte sous une chaleur accablante. Après la visite de Qumran,  site où ont été découvert les manuscrits de la Mer Morte, nous profitons d une plage pour nous baigner.

Dans l’après-midi, nous parvenons au bord du Jourdain, où nous sommes aspergés d’eau, en souvenir de notre baptême. C’est unanimement le moment fort de la journée.

En fin de journée nous arrivons à Nazareth et rencontrons Violette Khoury, chrétienne arabe,  habitante de Nazareth, qui  témoigne de la vie quotidienne des arabes en Israël.

Samedi 20 septembre

Après une bonne nuit de récupération à Nazareth,  nous partons pour Césarée Maritime. Ce lieu essentiel pour l’évangélisation au premier siècle a vu la conversion du Centurion Corneille. L’apôtre Pierre, en accueillant Corneille, effectue un geste radical. Dorénavant, tous, juifs et païens, peuvent devenir chrétiens.

Césarée Maritime est une cité romaine au bord de la Mer Méditerranée.  C’est de là que partent les bateaux pour l’Empire romain.  On ne peut parler de ce lieu sans évoquer Saint Paul et ses voyages dans le bassin méditerranéen.  Ainsi la foi chrétienne se propage.

Notre après-midi est consacrée à la visite de Nazareth, et de la Basilique de l’Annonciation.

En fin de journée, après la messe au centre marial, nous fêtons l’anniversaire du Père Hébert.

Dimanche 21 septembre

Nous quittons Nazareth pour une journée autour du lac de Tibériade.

Nous découvrons d’abord le site archéologique de Sephoris, riche ville romaine du temps de Jésus.  Puis nous partons pour Capharnaüm, le village que Jésus a habité pendant les trois ans de sa vie publique. Nous faisons une traversée du lac en bateau, au cours de laquelle nous méditons des passages d’évangile.

Après le repas, où nous avons dégusté un poisson grillé appelé le saint-pierre, nous découvrons le site de la primauté de Pierre. Le lieu fait mémoire des retrouvailles entre Pierre et Jésus après la résurrection.  Puis nous terminons la journée au Mont des Béatitudes.

Lundi 22 septembre

Après une nuit de repos, nous quittons le Mont des Béatitudes pour le Mont Thabor, lieu de la Transfiguration du Christ. Dans son enseignement, le Père Roger nous interpelle sur notre joie de croyant :  rendons nous visible notre foi par des visages rayonnants ?

A Jéricho, une famille musulmane nous ouvre son jardin pour la messe. Après le repas vient le moment d’emprunter le chemin pour notre dernière étape vers Jérusalem.

Nous passons par le Wadi Kelt et admirons le monastère Saint-Georges.  Actuellement, six moines vivent et prient à cet endroit.

En fin d après midi nous découvrons pour la 1ere fois le mur de séparation entre Bethléem et Jérusalem.

Mardi 23 septembre

Notre matinée à Bethléem commence par la messe dans une chapelle, à quelques mètres de la grotte de la Nativité.  Moment fort où nous chantons et rendons grâce pour la venue de Dieu dans notre humanité.

La visite de la basilique de la nativité peut laisser perplexe face à tous les ornements, icônes… Il nous faut faire un effort d imagination pour se persuader que le lieu de la naissance de Jésus est bien là.

Après une visite au champ des bergers, endroit plus sobre,  il est temps de nous diriger vers le foyer St-Vincent pour la visite de la crèche.

Par le témoignage d’une des sœurs,  nous tentons de comprendre la situation de ces enfants abandonnés sans identité, que ce foyer accueille. De jeunes filles musulmanes, souvent violées, viennent accoucher clandestinement et abandonnent leur enfant dés la naissance, étant dans l impossibilité d’élever leur bébé car elles risquent leur vie.  L’émotion nous gagne… Nous sommes très touchés par ce que nous voyons et entendons.

Dans l après midi , nous partons pour Jérusalem et visitons le cénacle.

Dans la soirée, la rencontre avec Marie-Armelle Beaulieu, de la Custodie, apporte un bon moment de gaîté après une journée chargée en émotions.

Mercredi 24 Septembre

Depuis le Mont des Oliviers, nous admirons la vieille ville de Jérusalem.

Les sites visités se succèdent les uns après les autres : le Pater Noster, le Dominus Flevit (endroit où Jésus pleure sur la ville) pour terminer par le Jardin des oliviers et Gethsemani.

Puis nous effectuons la 1ère visite au St Sépulcre : à quelques mètres les uns des autres, nous faisons mémoire de la Crucifixion,  de la mise au tombeau et de la Résurrection.  Là encore,  nous pouvons être déroutés par l architecture et les ornements.

Oliver,  notre guide,  nous explique le « statut quo », instauré depuis plusieurs siècles pour que les 13 églises chrétiennes qui se partagent le lieu, puissent observer leur liturgie dans une relative harmonie. Difficile de se situer comme frères d’un même Père.

Nous passons une partie de l’après midi à St-Pierre-en-Gallicante, endroit où Jésus à été emprisonné, battu et où Pierre l’a renié.