Paroisse Ars

LA FOI et le BIEN COMMUN

Les Français viennent de vivre des élections. Elles constituent un choix dans les manières de gérer le BIEN COMMUN. Ce dernier comporte 3 éléments essentiels : le respect et la promotion de la personne dans ses droits fondamentaux ; la prospérité ou le développement des biens spirituels et temporels de la société ; la paix et la sécurité du groupe et de ses membres.

Dans l’encyclique « LA LUMIERE DE LA FOI » parue le 29 juin 2013, le PAPE FRANCOIS s’exprime ainsi dans le quatrième chapitre intitulé « La FOI et le BIEN COMMUN ».

TEXTE du PAPE

La lumière de la foi est capable de valoriser la richesse des relations humaines, leur capacité à perdurer, à être fiables et à enrichir la vie commune. La foi n’éloigne pas du monde et ne reste pas étrangère à l’engagement concret de nos contemporains. Sans un amour digne de confiance, rien ne pourrait tenir les hommes vraiment unis entre eux. Leur unité ne serait concevable que fondée uniquement sur l’utilité, sur la composition des intérêts, sur la peur, mais non pas sur le bien de vivre ensemble, ni sur la joie que la simple présence de l’autre peut susciter. La foi fait comprendre la structuration des relations humaines, parce qu’elle en perçoit le fondement ultime et le destin définitif en Dieu, dans son amour, et elle éclaire ainsi l’art de l’édification, en devenant un service du bien commun. Oui, la foi est un bien pour tous, elle est un bien commun, sa lumière n’éclaire pas seulement l’intérieur de l’Eglise et ne sert pas seulement à construire une cité éternelle dans l’au-delà ; elle nous aide aussi à édifier nos sociétés, afin que nous marchions vers un avenir plein d’espérance. La Lettre aux Hébreux nous en donne un exemple quand, parmi les hommes de foi, elle cite Samuel et David auxquels la foi a permis «d’exercer la justice » (11,33). Là, l’expression fait référence à la justice de leur gouvernement, à cette sagesse qui donne la paix au peuple (cf. 1 S 12, 3-5 ; 2 S 8,15). Les mains de la foi s’élèvent vers le ciel mais en même temps, dans la charité, elles édifient une cité, sur la base de rapports dont l’amour de Dieu est le fondement.

PAPE FRANCOIS.

Il va de soi que la foi ne s’impose à personne. Elle est don de Dieu que l’on accepte ou que l’on refuse. La manière de l’exprimer et de la vivre peut être maladroite parfois. Il appartient à l’Eglise d’en assurer a garantie.

Père René LAVAUR.