Paroisse Pont-de-Veyle

La tendresse de Dieu.

En ces jours autour de la Fête de Notre Dame de Lourdes, notre Communauté Paroissiale célèbre le Sacrement des malades. En effet, plusieurs d’entre nous ont demandé à recevoir ce Sacrement lors de la Messe Dominicale du 9 Février à Pont de Veyle, lors de la Messe avec les résidents de l’hôpital lundi, ou bien encore quelques malades à la maison que je visiterai au cours de cette semaine.

Arrêtons-nous un instant sur ce beau Sacrement. Peu connu, on le confond souvent avec l’Extrême onction que l’on reçoit vraiment à la dernière heure de notre vie lorsque l’on sent que le passage est imminent. Le Sacrement des malades, lui, se reçoit à tous moments et même peut se recevoir plusieurs fois dans une vie. On le reçoit lorsque la maladie nous atteint et qu’elle devient lourde à porter. On le reçoit lorsque les traitements médicaux nous sont une épreuve et pèsent sur notre quotidien. On le reçoit lorsqu’une opération se profile et que cette opération présente des risques, nous fait peur, nous angoisse. On reçoit ce Sacrement lorsque la vie nous paraît obscure, nous n’avons plus le goût à rien, nous sommes las, nous avons perdu le sens des choses… Bref, nous recevons ce Sacrement parce que nous avons besoin de l’aide de Jésus. Nous le recevons parce que nous avons besoin du réconfort de Jésus, de son Esprit-Saint. Le Sacrement des malades est comme une caresse de Dieu. « Une caresse de Dieu » (expression du Pape François lors de ses voeux de Noël 2013) dont nous avons besoin pour poursuivre la route avec courage et confiance.
Certains d’entre nous étaient peut être présents à Lourdes le 15 septembre 2008 lors du pèlerinage du Pape Benoît XVI. Ce jour-là, le Saint Père avait donné le Sacrement des malades sur le parvis de la Basilique du Rosaire. J’avais eu la grâce d’être au 1er rang et je me souviens de l’émotion que Benoît XVI n’avait pu retenir lorsqu’il avait administré ce Sacrement à un jeune garçon assis dans un fauteuil roulant. Le Saint-Père avait essuyé une larme sur son visage, touché devant la faiblesse de ce jeune homme. Benoît XVI avait eu des paroles qui allaient droit au soeur. Il avait comparé ce Sacrement des malades au « sourire de Marie » à la petite Bernadette lors des apparitions. « Tant de malades viennent ici, à Lourdes, pour se désaltérer auprès du fons amoris, la Fontaine d’amour, et pour se laisser conduire à l’unique source du Salut, son Fils, Jésus le Sauveur… Le Christ dispense son Salut à travers les Sacrements et, tout spécialement, aux personnes qui souffrent de maladies ou qui sont porteuses d’un handicap, à travers la grâce de l’onction des malades. Pour chacun, dit le Pape Benoît XVI, la souffrance est toujours une étrangère. Sa présence n’est jamais domesticable. C’est pourquoi il est difficile de la porter… » .

Avec ses paroles du Pape émérite Benoît XVI, je voudrais à nouveau saisir l’occasion de redire à nos frères et soeurs malades, la place centrale qu’ils ont dans notre communauté du Groupement Paroissial de Pont de Veyle. Vous êtes, chers malades, les petits monastères invisibles de nos Paroisses. Vos prières sont essentielles pour l’évangélisation de notre communauté chrétienne et au-delà. Rien ne pourra jamais remplacer vos vies données, offertes, silencieusement depuis vos maisons, votre lit d’hôpital et votre chambre de la maison de retraite.

En cette Fête de Notre Dame de Lourdes, moi, votre Curé, et l’ensemble des paroissiens veulent vous dire un immense merci. Merci pour toutes les prières que vous faites monter jour et nuit vers le Seigneur, souvent d’ailleurs par les mains de Marie dans la prière de votre chapelet. Parfois ce chapelet a du mal à filer entre vos doigts, beaucoup me disent : « je n’arrive pas à le dire entièrement » … et pourtant, Dieu accueille avec tendresse ces petites prières que vous laissez jaillir de vos lèvres et de vos soeurs.

Chers malades, nous avons besoin de votre intercession : Notre groupement paroissial a besoin de sentir la vitalité de ces petits monastères invisibles que vous formez. « Sans l’aide du Seigneur, dit Benoît XVI, le joug de la maladie et de la souffrance est cruellement pesant. En recevant le Sacrement des malades, nous ne désirons porter d’autre joug que celui du Christ, forts de la promesse qu’Il nous a faîte que son joug sera facile à porter et son fardeau léger. J’invite, dit enfin Benoît XVI, les personnes qui recevront l’Onction des malades à entrer dans une telle Espérance ! » .

Votre Curé, Père Olivier BARNAY +