Paroisse Marboz

18 ans : un départ prématuré…

Une église beaucoup trop petite pour contenir toutes celles et ceux qui sont venus accompagner Barbara !

Le père Marc a eu cette dure mission de célébrer les funérailles de cette jeune fille et nous le remercions de l’accueil qu’il a réservé à chacun.
Après une prestation du « Réveil » dont elle faisait partie, le prêtre s’exprime :
« Bienvenue à vous tous qui êtes venus témoigner votre sympathie aux proches de Barbara, si éprouvés par ce drame. Il n’y a pas de mot, il y a notre présence, il y a les signes que l’Eglise propose pour tenter de dire une espérance. »

Un des symboles que propose l’Eglise, c’est celui de la lumière.
Pour nous chrétiens, la Lumière, c’est celle du Christ, symbolisée par le cierge Pascal. A cette flamme du Cierge Pascal, des lumignons ont été allumés.
Pour dire que Barbara était une lumière pour vous, pour ses proches, quelques uns parmi vous vont venir déposer cette lumière sur son cercueil. Ces lumignons signifient aussi que Barbara restera toujours la Lumière pour ses proches et que cette Lumière continuera de briller pour elle.

La chorale reprend le chant :
Ô Seigneur, je viens vers Toi,
Je viens vers Toi, je te cherche, mon Dieu.
Ô Seigneur, écoute-moi, écoute-moi, je t’espère, mon Dieu.

Le texte repris par une amie de la famille nous dit que l’Amour ne disparaît jamais :
L’AMOUR NE DISPARAÎT JAMAIS
La mort n’est rien.
Je suis seulement passé dans la pièce à côté.
Je suis moi, vous êtes vous.
Ce que nous étions les uns pour les autres nous le sommes toujours.
Donnez- moi le nom que vous m’avez toujours donné.
Parlez- moi comme vous l’avez toujours fait, ne prenez pas un air solennel ou triste.
Continuez à rire de ce qui nous faisait rire ensemble.
Priez, souriez, pensez à moi, priez pour moi.
Que mon nom soit prononcé à la maison comme il a toujours été, sans emphase d’aucune sorte, sans trace d’ombre.
La vie signifie ce qu’elle a toujours signifié.
Elle est ce qu’elle a toujours été.
Le fil n’est pas coupé.
Pourquoi serai-je hors de votre pensée ?
Parce que je suis hors de votre vie ?
Je vous attends.
Je ne suis pas loin, juste de l’autre côté du chemin.
Vous voyez. Tout est bien.

Pour éclairer le sens de la vie de Barbara, nous cherchons dans la bible les textes qui nous rappellent l’Amour dont elle a été remplie.
Un passage de la première lettre de Saint Jean (chapitre 4, versets 7 à10) nous dit que l’Amour vient de Dieu.
« Bien-aimés, aimons-nous les uns les autres, puisque l’amour vient de Dieu. Celui qui aime est né de Dieu et connaît Dieu.
Celui qui n’aime pas n’a pas connu Dieu, car Dieu est amour.
Voici comment l’amour de Dieu s’est manifesté parmi nous : Dieu a envoyé son Fils unique dans le monde pour que nous vivions par lui. »
Voici en quoi consiste l’amour : ce n’est pas nous qui avons aimé Dieu, mais c’est lui qui nous a aimés, et il a envoyé son Fils en sacrifice de pardon pour nos péchés.

Quelques musiciens de l’harmonie interprètent un morceau qui permet à chacun de méditer ces paroles.
01-51
Après la lecture d’un passage de l’évangile selon St Marc (chapitre 10, versets 13 à16),
Des gens présentaient à Jésus des enfants pour qu’il pose la main sur eux ; mais les disciples les écartèrent vivement.
Voyant cela, Jésus se fâcha et leur dit : « Laissez les enfants venir à moi, ne les empêchez pas, car le royaume de Dieu est à ceux qui leur ressemblent.
Amen, je vous le dis : celui qui n’accueille pas le royaume de Dieu à la manière d’un enfant n’y entrera pas. »
Il les embrassait et les bénissait en leur imposant les mains.

le père Marc nous aide à vivre ce départ imprévu de Barbara.
Pourquoi avoir choisi cet évangile, où l’on voit Jésus accueillir des enfants, alors que ses disciples cherchaient à les éloigner ?
Barbara n’était plus une enfant, c’était une jeune fille bien de son âge, bien de son temps, mais quand on a 18 ans l’adolescence et même l’enfance ne sont pas très loin ; et je crois que Barbara avait gardé quelque chose de l’esprit d’enfance : le besoin d’être rassurée, la curiosité d’esprit, la spontanéité , l’impatience, la joie de vivre, de jouer et aussi l’amour des enfants qui s’exprimait en particulier dans le stage qu’elle était en train d’accomplir. L’amour des enfants qui le lui rendaient bien, je crois.
Mais voilà que cet élan de vie s’est brusquement arrêté, plongeant la famille et les amis de Barbara dans une immense peine et dans un grand désarroi. C’est trop brutal, on a de la peine à réaliser, et quand on est croyant, il est normal de se tourner vers Dieu et de lui dire notre incompréhension, notre souffrance !
La croix, présente dans nos églises, nous rappelle que le Christ a connu lui aussi la souffrance et une mort tragique. Notre premier devoir de chrétiens, lorsque certains d’entre nous sont dans l’épreuve, c’est de nous serrer les coudes, c’est de nous faire proches les uns des autres, comme nous l’avons fait ce matin en venant dans cette église. C’est aussi, pour rester fidèles à la joie de vivre de Barbara, qui s’exprimait de bien des manières, de ne pas sombrer dans la désespérance. Et c’est bien que des jeunes de l’harmonie aient surmonté leur peine et leur émotion pour s’exprimer par des paroles et de la musique.
Un autre signe très beau de cette volonté de ne pas sombrer dans la désespoir, ce que tout le monde ne sait pas, c’est le don d’organes qui a été décidé et opéré après le décès de Barbara. Ainsi des personnes qu’on ne connaîtra pas, pourront, grâce à elle, continuer à vivre ou à vivre mieux. Ce n’est pas une consolation : rien ni personne ne peut remplacer un être cher, mais c’est encore une fois, un signe très fort que la vie continue, que la vie doit continuer.
Et même si Barbara n’est plus là pour le dire, c’est bien le message qu’elle vous laisse spécialement à vous les jeunes : oui, continuez à vivre pleinement dans le sport, la musique, les activités avec les autres, en particulier dans le social, comme Barbara aimait le dire, dans les loisirs, mais en ne faisant pas n’importe quoi, bien sûr !
Et nous les adultes, parents, grands-parents, continuons de faire confiance aux jeunes pour qu’ils trouvent leur place dans nos villes ou nos villages, à leur manière.
Oui : la vie continue, la vie doit continuer.
Et pour Barbara, est-ce que la vie continue ?
Dans l’Evangile, Jésus parlait du Royaume de Dieu. C’est un des mots employés par l’Eglise pour évoquer la réalité qui nous attend après notre vie sur la terre. Cette réalité est déjà commencée.
Dans la première lecture, Saint Jean nous disait : « Aimons nous les uns les autres, puisque l’Amour vient de Dieu. » Chaque fois que des gens vivent de l’amour, l’amitié, la solidarité, le Royaume de Dieu est là.
Notre espérance, c’est que Barbara est accueillie maintenant dans ce Royaume de Dieu où règne l’Amour, comme Jésus accueillait les enfants qui venaient à Lui.


Suit, ensuite, la prière universelle, les intentions sont celles-ci :
Seigneur, nous te prions pour Barbara, qu’elle trouve auprès de Toi, la jeunesse éternelle, la joie et la paix sans fin. Qu’elle veille sur tous ceux qu’elle aimait.
– Seigneur, nous te prions pour ses parents, sa soeur toute sa famille avec qui nous partageons leur immense peine. Qu’ils soient accompagnés par leurs proches, leurs amis pour surmonter cette épreuve. Prions aussi pour tous les jeunes de sa génération qui sont dans le doute et la révolte.
– Seigneur nous te prions pour toutes les victimes des accidents de la route, Barbara à Saint-Etienne, Christophe Calland à Chanaz, et tous ceux que nous ne connaissons pas. Prions aussi pour ceux qui leur portent secours et le personnel hospitalier.
– Seigneur, nous te prions pour que, de l’épreuve du deuil et de la décision du don d’organes pour autrui, jaillisse la Lumière de l’espérance dans la famille de Barbara.

Après avoir invité chacun à dire la prière du Notre Père, le prêtre invite ceux qui le souhaitent à faire un témoignage des moments passés avec Barbara.
Témoignages préparés avec amour, tous aussi émouvants les uns que les autres.
– Celui de sa tante duquel on retiendra les diminutifs qui la personnalisaient : Bab, Barbouille, Barbichette, Babounnette…
– Les copains de la classe en 5 qui soulignent ce qu’elle leur a apporté pendant ces années passées ensemble…
– Les coéquipières de foot qui voient une partie de leur équipe les quitter…
– Ses amies de « promo » de la MFR de Pont de Veyle lui ont dédié un poème…
– Tennesse, sa « meilleure amie » lui a rendu un témoignage poignant…
Le père Marc témoigne : à vous les jeunes qui avez pris la peine de dire ces paroles avec tant d’émotion, je suis sûr que Barbara vous accompagnera.
Demandons à Marie, notre mère du ciel de la conduire et de nous guider en chantant : Chercher avec toi dans nos vies les pas de Dieu, Vierge Marie…
Il invite ensuite, chacun à faire un geste près du cercueil : l’Eglise propose d’asperger le cercueil d’eau bénite en faisant le signe de la croix pour rappeler le baptême.
Les funérailles ont eu lieu le samedi matin.
Quelques jeunes présents à la cérémonie avaient rendez-vous, le soir, à la soirée « QUE PASA ? » avec plusieurs autre jeunes de diocèse.
Après un temps d’adoration, plusieurs prières étaient dites, l’une d’entre elles était dédiée à Barbara et à sa famille…