Direction des pèlerinages diocésains

Témoignages de Terre Sainte

Retour sur le Pèlerinage en Terre Sainte, du Jeudi 19 au Vendredi 27 Septembre 2013.

De retour d’une dizaine de jours en terre Sainte, avec un groupe de 36 pèlerins représentant une grande partie des paroisses du diocèse et accompagné par le Père Marc Gadiolet, nous voulons partager quelques moments forts de ce pèlerinage. Après quelques interrogations quant à notre départ suite aux évènements en Syrie, nous prenons l’avion à destination de Tel Aviv. Les motivations sont diverses : anniversaires de mariage, retour en Terre Sainte suite à un premier pèlerinage, découverte de cette Terre dans les pas du Christ, accompagnement de parent … Malgré cette diversité, un groupe très homogène s’est progressivement formé, avec le souci de se laisser questionner, d’approfondir sa foi, d’en témoigner. En quelques mots et jour après jour, voici les lieux, les rencontres et les témoignages de quelques pèlerins.

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Vendredi 20 :

Cette journée nous fait découvrir le désert du Néguev et la beauté des paysages ? Nous reprenons le premier livre de la Bible et faisons mémoire d’Abraham et de Moïse.

« Les commentaires éclairés du guide nous plongent dans l’évocation de la vie d’Abraham et de Moïse. Émerveillement devant cette eau en cascade après les kilomètres d’aridité : du concret pour saisir l’importance de l’eau, sa préciosité dans un tel environnement et faire le parallèle avec l’Amour de Dieu ! Un temps de pause et de recueillement à l’ombre d’un vénérable olivier et comble de bonheur, cinq bouquetins s’approchent de nous et restent là sans être perturbés. En soirée le temps en diocèse est un moment fort : Merci mon Dieu pour ce partage en toute simplicité. Sa richesse nous a émus. Nous avons fait connaissance et constitué un groupe qui cheminera dans une ferveur commune. »

Andrée

« Dieu avait promis une nombreuse descendance à Abraham ; nous réalisons que nous sommes comme un grain de sable dans l’immensité de ce désert du Néguev que nous avons traversé et Dieu, Notre Père connait chacun de nous ».

Edith et Madeleine

« Face à un paysage immense et d’une grande beauté, la lecture du Psaume de la Création nous invite à une prière de louange très spontanée et en communion : Je veux crier, mon Dieu, Tu es grand… »

Anne-Marie

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Samedi 21 :

Nous quittons le désert après la visite de la forteresse de Massada et Qumran, où ont été découverts les manuscrits de la mer Morte. La route nous emmène vers le Jourdain, lieu du Baptême de Jésus par Jean-Baptiste. Après l’Eucharistie, nous renouvelons les grâces de notre Baptême.

Fortifiés, nous partons vers Nazareth.

Dimanche 22 :

Ce dimanche, le lac de Tibériade nous attend : Capharnaüm, Mont des Béatitudes, traversée du lac … primauté de Pierre ; nous ouvrons nos évangiles et relisons les passages où Jésus, homme parmi les hommes, enseigne, prie, rencontre, guérit. La messe au Mont des Béatitudes devant le lac de Tibériade en plein air, nous invite au silence et à la contemplation.

Notre journée se termine par la rencontre avec la petite soeur Joséphine, clarisse à Nazareth.

« Si j’avais fait ce périple comme simple touriste, je n’aurai pas ressenti autant d’émotion. Cette journée a été riche de découvertes mais aussi de questionnements : Comment Jésus a ?t-il pu résister devant tant d’obstacles ? Si nous marchons dans ses pas, peut-être arriverons-nous à relever la tête : comme nous l’a dit S?ur Joséphine, notre monde est malade. Souvent je me dis que je me coucherai moins bête, mais aujourd’hui j’ai beaucoup à méditer. Où pouvons-nous trouver la clé pour un monde meilleur : pas sur un IPad ou devant un ordinateur mais en rencontrant « l’autre », en croisant son regard, en lui tendant la main, à la manière de Jésus. »

Simone

S?ur Joséphine, 93 ans à Nazareth :

« Allez de l’avant, changez le monde.
Chrétiens de France, vous avez une vocation : n’ayez pas peur
Chrétiens de France : retrouvez la foi
Chrétiens de France, ne nous abandonnez pas
Chrétiens de France, priez, priez sans relâche pour la paix. »

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Lundi 23 :

Nazareth, ville moderne aujourd’hui. Nazareth, petit village de quelques familles il y a 2000 ans. C’est dans la simplicité que le « Oui » de Marie a germé, que Jésus a grandi, entouré de sa mère et de Joseph. Nous prions pour les familles, pour les femmes qui donnent la vie, pour celles qui ne peuvent avoir d’enfants. Tous, pèlerins, Marie nous rejoint dans nos joies et nos peines.

Puis nous quittons Nazareth, pour Césarée Maritime à la rencontre de l’apôtre Paul, du centurion Corneille.

« A Césarée, je comprends que la conversion du centurion Corneille ouvre les portes du Christianisme à toute l’humanité, que le Salut n’est pas que pour le peuple élu ».

Chantal

« Au Moyen Age, le Pape a excommunié le Patriarche de Constantinople. En 1964, le Pape Paul VI est venu en Israël à Jérusalem. Il a rencontré le Patriarche Athënagoras et a demandé pardon à genoux. Quelle humilité ! C’est le pardon et la réconciliation avec nos frères en Christ. »

Camille

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Mardi 24 :

Nous quittons Nazareth pour notre dernière étape : Jérusalem. Au passage nous montons sur le Mont Thabor, traversons Jéricho, rencontrons le père Musallam, prêtre Palestinien curé à Gaza. Le mur de séparation entre les Territoires Palestiniens et Israël nous ramène brutalement à la réalité d’un pays en « guerre ». Les témoignages entendus nous font saisir la complexité du conflit et nous nous sentons bien petits. Nos prières pour la Paix se font plus précises : les mots prennent du sens face à ce que nous voyons et entendons.

« Sur le Mont Thabor, haute montagne, que gravit Jésus avec Pierre, Jacques et Jean nous étions tous des apôtres. Nous sommes aujourd’hui des pèlerins venus en Terre Sainte pour fortifier notre Foi, pour l’enraciner davantage afin de la faire partager et peut-être de la faire découvrir à notre retour. Nous connaissons tous des moments difficiles, nous avons des thabor qui nous ont marqué. Si le Christ au Mont Thabor apparait comme transfiguré par la lumière, comment pourrait-il dégager une telle lumière si son soeur n’est pas Amour ? Le Christ est amour, le Christ est lumière et la transfiguration nous confirme que l’avenir est dans la lumière, lumière qui nous guide sur notre chemin de Foi ».

Michèle

« Celui-ci est mon Fils, écoutez le ». Ah si nous pouvions faire ainsi, nous-mêmes, nous écouter et nous comprendre pour un monde meilleur.

Simone

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Mercredi 25 et Jeudi 26 :

Partis tôt de notre hôtel, le car nous transporte vers Bethléem : c’est un des moments forts d’un pèlerinage. Se rendre sur le lieu ou le Fils de Dieu rejoint notre condition humaine. L’entrée de la Basilique par la porte si petite nous oblige à nous baisser. Nous vivons concrètement l’abaissement de Dieu qui se fait homme.

Puis nous rejoignons la Cité Sainte par le Mont des Oliviers. Le point de vue nous permet d’embrasser dans un même espace le Dôme du Rocher, Le mur des Lamentations et le Saint Sépulcre. Là dans ce lieu à quelques mètres les unes des autres, les religions monothéistes se rencontrent : chrétiens, juifs et musulmans.

Enfin nos pas nous entrainent dans les pas du Christ aux jours de sa Passion et sa Résurrection :

-* Jardin des oliviers et Gethsémani : prière de Jésus et arrestation
-* Saint Pierre en Galicante : reniement de Pierre et lieu où Jésus est battu et emprisonné
-* Via Dolorosa : chemin de croix
-* Saint Sépulcre : crucifixion, mort, mise au tombeau et Résurrection

« Nous étions au Dominus Flevit sur le mont des Oliviers, face à Jérusalem. Là Jésus a pleuré. J’ai senti à quel point, moi qui voulais venir en Terre Sainte sur les pas de Jésus, j’ai rencontré l’homme Jésus, vulnérable comme nous : lui aussi pouvait pleurer. L’humanité du Christ m’a bouleversée en ce lieu.

Le même jour nous étions au champ des bergers et dans la basilique de la Nativité. A l’extérieur, il y avait une statue d’Abraham, berger. A la messe nous avons communié au Corps du Christ, Seigneur.

Ainsi en une journée, j’ai découvert que tout avait une continuité : depuis Abraham jusqu’au Christ, présent au milieu de nous. Et nous appartenons à cette longue histoire ; et tout cela est vrai ! »

Martine

Encore une journée passionnante où j’ai pu apprécier, sur les lieux marquants, les temps forts des derniers moments de la vie de Jésus. Moment particulièrement émouvant au jardin des oliviers, auprès de ces arbres, si vieux, qu’ils « connaissent » peut-être le Christ !

Sophie

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Vendredi 27 :

Et il nous faut repartir ! Comme nous l’a rappelé S?ur Joséphine : « Pèlerins, ne repartez pas dans l’avion comme le jour de votre arrivée ».

A Abu Gosh, nous lisons le passage d’Evangile des disciples d’Emmaüs. En entendant cette Parole nous comprenons combien elle est d’actualité pour nous pèlerins en Terre Sainte. Ainsi à notre arrivée, nous étions dans les soucis et les bonheurs de nos vies quotidiennes. Puis nous avons lu et médité la Parole de Dieu ; nous avons rencontré le Christ sur les lieux saints et nous nous sommes nourris des sacrements ; maintenant il est temps de repartir et de témoigner auprès de nos familles, amis, communauté paroissiale, les merveilles de Dieu.

« Faire un pèlerinage en Terre Sainte, c’est toujours la même démarche : il faut PARTIR… c’est le 1er pas qui coute ! Et on MARCHE… seul ou en groupe…. Il y a le DESERT… loin de la civilisation, du bruit et de l’abondance… on pense au CHEMIN, à la VERITE et à la VIE sous la conduite de Marc et de Anne et d’un groupe de chrétiens engagés.

Dieu nous prend de très bas pour aller très haut : ce pèlerinage en Terre Sainte nous a permis de mieux connaître la vie de Jésus-Christ, de le suivre par la prière et les sacrements.»

Maurice

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