Paroisse Pont-de-Veyle

La joie d’être pardonné !

« Il fallait bien se festoyer et se réjouir car ton frère était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu et il est retrouvé ! »

Voilà la réponse du Père au fils aîné de l’Evangile qui est choqué de voir qu’une fête est organisée pour son frère qui s’était égaré de la juste route. Il y a quelques jours, alors que je découvrais une des églises de notre Canton, j’ai eu un échange improvisé avec un groupe de jeunes qui était là, en fin de journée, discutant sur le parking du village avec une bière à la main.

La discussion s’est enclenchée jusqu’au moment où l’un d’eux m’a interrogé : « Dieu peut-il tout me pardonner ? C’est quoi le truc où on dit ses péchés et on est pardonné (il voulait parler de la confession !) ? ». De cette question est né un échange très bref mais intense sur l’infinie Miséricorde de Dieu avec cette parole de la Petite Thérèse de l’Enfant-Jésus : « Moi, si j’avais commis tous les crimes possibles, je sais bien que cette multitude d’offenses n’est qu’une goutte d’eau dans le brasier ardent de la Miséricorde de Dieu ! ». L’espace d’une minute, ces jeunes ont été touchés au plus profond de leur coeur… et nous avons continué à boire la bière entamée ensemble !

Ce petit événement nous révèle combien le coeur de l’homme est assoiffé de l’Amour infini de Dieu. Nous restons bouche-bée devant cette Tendresse de notre Père des cieux qui est prêt à tout nous pardonner si nous nous décidons à changer de vie. Il suffit d’un geste de notre part : ouvrir notre coeur à Sa Grâce dans le Sacrement de la Réconciliation (la confession) et nous voilà remis debout, revigoré dans la grâce de notre Baptême.
Le Saint Curé d’Ars pleurait devant l’indifférence de ses paroissiens : « je pleure, disait-il, ce que vous ne pleurez pas ! ». Mais il avait aussi cette parole pleine d’Espérance qui se vérifie aujourd’hui en bien des endroits : « Viendra un temps où l’homme sera si fatigué des hommes qu’on ne pourra plus lui parler de Dieu sans qu’il se mette à pleurer ».

Je suis convaincu que l’heure a sonné pour nous, chrétiens, d’annoncer à temps et à contre-temps cette Miséricorde Divine, cette Tendresse de Dieu pour l’homme : Dieu se joue de notre péché, Dieu veut notre bonheur… et pas demain, mais bien aujourd’hui dès maintenant sur cette terre, à l’instant où nous sommes, là maintenant au moment où tu lis ces lignes : Dieu t’aime, Il veut que tu sois dans la joie et la paix. Détourne-toi du péché, viens à la Confession, accueille le Pardon de Dieu. Tu ne sais pas te confesser ? Cela n’a aucune importance, le Prêtre va t’aider : Ouvre ton coeur, lâche ta fierté, ton orgueil, ton souci du ?qu’en dira-t-on’…

Il n’y a pas un seul péché, pas un seul que Dieu ne puisse pas pardonner. A nous, à toi, de proclamer l’Evangile de la Miséricorde. A nous, à toi d’être prophète de l’Amour de Dieu. Notre monde est affamé de Dieu, assoiffé de la tendresse Divine… Faites l’expérience et vous verrez : Dieu va faire des merveilles et vous direz vous aussi : « Il fallait bien se festoyer et se réjouir car ton frère était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu et il est retrouvé ! ».

Votre Curé, Père Olivier BARNAY +