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Paroisse Reyrieux

Billet du Curé

« Jésus Christ est un Dieu dont on s’approche sans orgueil, et sous lequel on s’abaisse sans désespoir. » Blaise Pascal

Jésus, le premier, a pris la dernière place. Au soir du Jeudi Saint il revêt le tablier de service et lave les pieds de ses disciples, montrant ainsi le chemin à ceux qui devaient annoncer et témoigner de la Bonne Nouvelle. Il apprend à ses disciples qu’ils doivent se mettre au service les uns des autres. « Les puissants commandent en maître et font sentir leur pouvoir, entre vous qu’il n’en soit pas ainsi : celui qui veut être premier qu’il soit le serviteur de tous. » Jésus, nous dit St Paul dans la lettre aux Philippiens au chapitre 2 : « Il s’est abaissé lui-même…jusqu’à mourir sur une croix, c’est pourquoi Dieu l’a élevé au dessus de tout. » Dans le mystère de la vie du Christ nous est aussi dévoilé le mystère de l’Eglise, appelée à se conduire sans compromission ni intransigeance. Elle ne prend pas la place de Dieu « seul juge de tous les hommes » mais elle se doit d’être fidèle, dans sa pauvreté et sa fidélité. Servante, elle se doit d’accepter de perdre en apparente influence pour mieux inviter les pauvres à la table de Dieu. C’est en substance le contenu de l’enseignement du Pape François qui, quoi que déconcertant à certain moments, n’en est pas moins fidèle à l’enseignement du divin maître, le Christ. « Lui le juste, nous dit encore la Lettre aux Hébreux, a pris la place du serviteur… Lui le juste, est le médiateur de l’Alliance nouvelle. » Son Alliance est ouverte aux pauvres, aux estropiés, aux boiteux, aux aveugles, aux malades de toutes conditions qui ont besoin du médecin. Saurons-nous les reconnaître ? Saurons-nous les aimer ? Saurons-nous leur devenir proches, briser leur solitude et la nôtre. ? « Le disciple doit s’attacher à suivre le chemin de son maître. » Aussi Seigneur, nous te prions ; viens vite à notre aide ! Ne tarde pas : Nous voici devant toi et c’est au nom de Jésus que nous te prions : C’est par lui que tu invites au festin dans ton Royaume les pauvres, les pécheurs. A tous, il apprend comment il faut aimer. Les gestes que nous faisons pour les autres, qu’ils nous engagent vraiment ! Nous nous donnons mutuellement la paix, nous échangeons des paroles, des nouvelles, nous tendons les mains pour recevoir le pain de vie. Tout cela nous engage envers toi, envers les autres, nos frères. Que ton Esprit Saint, Seigneur, bouleverse nos évidences et nous initie à ce monde nouveau que tu instaures et auquel tu nous invites à travailler.

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Billet du curé

De dimanche en dimanche, nous nous rassemblons au nom du Christ. La messe dominicale nous offre un temps de reprise, elle nous renouvelle et nous puisons aux sources de la grâce pour refaire nos forces, en nous donnant d’écouter la Parole et de prendre part au Sacrifice du Christ, qui se donne en nourriture spirituelle dans l’Eucharistie. Dieu met aussi sur notre route des frères et des soeurs qui nous aident, par leur témoignage d’humilité et de foi.
Nous apprenons à regarder les autres comme « Bien-aimés du Seigneur. » Tous enfants d’un même Père, en nous attachant à suivre Jésus ressuscité, nous vivons dans un même Esprit.
«Vivre en disciple du Seigneur, c’est prier pour que nos soeurs s’enracinent fermement là où sont les vraies joies. »
La liturgie de la Parole s’ouvre ce dimanche sur une question :
« Quel homme peut découvrir les intentions de Dieu ? Qui peut comprendre les volontés du Seigneur ?»
Jésus est venu dans le monde. Il nous a révélé l’amour infini du Père, en acceptant de donner sa vie pour nous. Il a envoyé l’Esprit-Saint afin que nous puissions saisir quelle est la largeur, la hauteur et la profondeur de cet amour.
Tout est possible à la grâce de Dieu. La puissance du Christ a touché le soeur endurci de Paul. Revenu de son aveuglement, éclairé par l’Esprit Saint, il accueille Onésine comme son frère bien-aimé.
Laissons-nous aussi guider par le Christ qui nous a donné de vivre dans l’Esprit Saint et dans le feu de son amour, depuis notre baptême. Apprenons à aimer nos frères, ouvrons nos mains, nos soeurs ! C’est l’attente de notre Père qu’en cette halte dominicale, nous nous souvenions de sa volonté et que nous soyons toujours plus associés à la vie de son Fils.
C’est ton désir, ô Père, que nous le suivions sur le chemin escarpé de l’humilité. Viens agir en nous tous, Seigneur, qui nous rassemblons déjà dans ta maison, mais aussi en ceux qui se tiennent encore « au seuil ; »
C’est un lien nouveau que tu tisses entre tous, le fils devient aussi le frère dans la foi. Entrées dans le Royaume de Dieu, nos familles, Seigneur, deviennent par le lien de ton amour les premières cellules de l’Eglise où ton nom est sanctifié.

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Billet du curé

La Joie et le pardon

Au coeur de la foi chrétienne, le Mystère Pascal que nous célébrons à chaque Eucharistie et particulièrement le dimanche, fait mémoire du don du Christ qui nous sauve et nous relève du péché. C’est le mystère d’un Dieu qui est pardon et qui, pour cela, va jusqu’au bout de son amour. Mystère, où à la fois, nous nous reconnaissons pécheurs, et nous nous réjouissons du pardon de Dieu.

Il est venu pour sauver les pécheurs que nous sommes, réjouissez vous dans le Seigneur !

Dieu est engagé avec l’homme dans une relation d’amour. Son visage s’apaise quand son serviteur, Moïse, le prie. Et il agit selon sa miséricorde pour celui qui l’implore : « Crée en moi un coeur pur, ô mon Dieu…» Il s’agit d’une oeuvre de création décrite par Jésus dans la parabole de la brebis perdue, du fils et du père prodigue en miséricorde. Il s’agit de retour à la vie : La Passion du Fils unique et bien-aimés a restauré en nous l’image de Dieu. Le Christ en sa Pâque nous sauve. Dans la foi nous faisons nôtre le témoignage de l’Apôtre Paul : « Le Christ Jésus est venu dans le monde pour sauver les pécheurs ; et moi le premier, je suis pécheur. »
La Liturgie de ce dimanche souligne deux attitudes inséparables l’une de l’autre : Se reconnaître pécheur pour sa part, se réjouir quand l’autre, le frère perdu, revient à la vie.
L’attitude évangélique c’est cela, entrer dans la joie de Dieu qui pardonne. Croire qu’à chacun de nous Dieu dit : « Toi mon enfant, tu es toujours avec moi, et tout ce qui est à moi est à toi » car il le dit à chacun de ceux qui nous entourent. « Bénissez Dieu, vous ses serviteurs, car son amour s’est monté le plus fort : « Eternelle est la fidélité du Seigneur. » Tendons spirituellement la robe des noces retrouvées pour vêtir de dignité nouvelle le fils qui revient vers son Père, bénissons encore ce Père qui remet à son Fils l’Anneau de la fidélité et réjouissons-nous avec ce frère à qui le Père, ; en toute confiance, redonne des sandales neuves de la liberté retrouvée.

« Jésus Christ notre Seigneur, je n’ai pas un coeur qui se met en peine pour partir à ta recherche ; je n’ai ni repentir, ni tendresse, rien qui ramène les enfants à leur héritage. Je t’ai abandonné ; ne m’abandonne pas. Je suis sorti de toi, sors à ma recherche. Conduis-moi dans ton pâturage … Compte-moi parmi les brebis de ton troupeau…Rends-moi digne…par ta grâce et ton amour. »

Isaac le Syrien, Discours ascétiques, (VIIe siècle )

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Billet du curé

La liturgie de la Parole en ce dimanche commence par un bref mais puissant passage du livre d’Amos. Des propos qui interrogent et dérangent aujourd’hui comme au VIIIème siècle avant Jésus Christ. Amos est un éleveur de Bétail que Dieu va chercher de derrière son troupeau pour ramener les hommes de son temps à la sagesse, ouvrir les coeurs qui se ferment et consoler les coeurs blessés. Le prophète dénonce l’enrichissement lorsqu’il se fait au détriment des plus pauvres. Par sa voix, Dieu fait entendre sa voix : « Non, jamais je n’oublierai aucun de leurs méfaits. » Dieu ne méprise pas les hommes de pouvoir, Paul rappelle le devoir d’intercession pour ceux qui exerce de lourdes responsabilités. Il donne un sens à la prière universelle que nous faisons montée de notre assemblée chaque dimanche. Ce que Dieu ne « supporte pas » c’est l’injustice faite aux plus petits, aux plus démunis, qu’elle soit violence financière, politique, où persécution religieuse. Au nom des intérêts supérieurs combien de femmes d’enfants, et d’hommes violentés. Jésus nous avertit. « Vous ne pouvez servir à la fois Dieu et l’argent. »

L’asservissement à l’argent n’est pas lié à l’épaisseur de notre porte-Monnet mais au rapport que nous avons avec « l’argent trompeur. » Jésus nous enseigne la vraie richesse, « celle que la rouille et les vers ne peuvent atteindre. »

« Créatures raisonnables, douées de l’intelligence qui interprète et qui enseigne les choses, ne vous laissez pas séduire par les choses temporelles… limitez-vous dans l’usage des biens de la vie. Tout ne vous appartient pas ; qu’une part soit laissée pour les pauvres qui sont aimés de Dieu. Tout est à Dieu et nous sommes des frères… »
(Saint Grégoire de Nysse Sermon 1 sur l’amour des pauvres)