Equipes du Rosaire

Annoncer avec Marie la Bonne Nouvelle

Les Equipes du Rosaire, mouvement d’Eglise, marial et missionnaire
pour annoncer avec marie la Bonne Nouvelle aux pauvres et transmettre l’espérance

Intervention d’Anne-Marie Nas, responsable nationale, le 25 mai 2013

Le souci privilégié des pauvres est aux racines des Equipes du Rosaire

Rejoindre le « pauvre dans la foi », celui qui est dans le plus grand besoin de connaître l’amour du Christ, qui est loin de Lui, pour cela « tout concevoir, tout organiser, tout créer en fonction de lui ».

Tels sont les buts voulus par le fondateur des Equipes du Rosaire, et les idées maîtresses qui reviennent sans cesse dans ses écrits.

« A moins de beaucoup perdre de vue l’idée maîtresse de mon Ordre, je suis toujours sensible à ce qui peut apporter la foi, à ce qui peut la structurer, à ce qui peut la transmettre « Et ce qui m’a toujours séduit dans le Rosaire c’est qu’il est bien dans l’esprit de l’Eglise une prière qui enseigne, qui maintient présentes les vérités essentielles, qui les met à la portée de tous ». Un véritable aliment de la foi destiné à tout le peuple. Et en particulier à ceux qui sont démunis de foi.

Le principe évangélique d’intégrer dans l’Apostolat du Rosaire l’option pour le plus pauvre, revient à faciliter l’accès à la prière à celui qui ne prie pas ou peu. Il s’agit de lui rendre possible la prière. Le plus pauvre c’est celui qui ayant encore un reste de foi, n’a plus assez de vitalité pour exercer sa foi, pour prier, pour fixer son regard sur l’Evangile, contenu tout entier d’abord dans la personne de Jésus Christ. Au-delà de ce pauvre, il y a celui qui n’a même plus la foi ou qui ne l’a jamais eu. Il ne reste pas totalement en dehors des perspectives du Rosaire, mais pour l’atteindre il faut la médiation de ceux qui ont la foi

C’est répondre ainsi au voeu profond de l’Evangile, à un certain secret qu’il contient. Ce secret c’est d’aller vers le plus pauvre. Le plus malade, le plus déshérité. Il n’y a pas seulement des personnes démunies « matériellement », mais surtout beaucoup de coeurs dépourvus d’espérance, d’amitiés, de possibilités de dialogues fraternels.

La pauvreté a différents visages, et Mère Térésa, si familiarisée avec la pauvreté matérielle et la faim a affirmé un jour que dans le monde occidental où les hommes semblent plus riches, il existe une faim plus grande et une pauvreté plus grande que celle des rues de Calcutta : une pauvreté spirituelle une absence de sens l’indigence de qui a renoncé au Seigneur, source et sens de notre existence.

« La première pauvreté des peuples est de ne pas connaître le Christ, disait-elle. Les gens ont faim de Dieu, les gens ont soif d’amour.

Dans son encyclique : « Deus caritas es » le Pape Benoît XVI écrit : « La vraie charité consiste à porter l’amour de Dieu au coeur de l’homme. Notre présence ne peut s’arrêter à une aide matérielle, elle doit avoir ce plus, car l’homme possède également une âme qui cherche Dieu.

Ces paroles renvoient à ce que le père Eyquem exprimait concernant l’invitation à la prière au sein des Equipes : Inviter à la prière mensuelle est un acte de charité : « La charité divine ne se limite pas aux oeuvres de charité disait-il, si elle vient de Dieu, et si elle permet d’aller vers lui, alors, faciliter la prière, ouvrir une voie vers le Seigneur dans le coeur de chacun est charité ». Il disait encore : « Mettre à la portée de quelques uns, la possibilité de prier, comme on donne du pain à qui a faim, simplement parce que cela lui est à ce moment là nécessaire, c’est une grande miséricorde.

Les Equipes du Rosaire école de prière, où l’on apprend à prier en priant, pour permettre de prier à celui qui ne prie pas ou peu. Rendre possible la prière à des personnes, c’est permettre à ceux qui sont sur notre route d’entendre parler du Christ, de rencontrer le Christ. L’activité missionnaire propre aux Equipes du Rosaire est l’invitation à la prière mensuelle. Permettre donc la rencontre avec le Christ, lui l’Espérance des hommes. Les hommes et les femmes de notre temps ont besoin non pas de petites espérances qui ne les comblent pas réellement et qui les laissent toujours insatisfaits, ils ont besoin d’une Espérance capable de combler leur soif d’amour, de bonheur, leur soif d’infini. Aux personnes de notre entourage, à ceux que nous côtoyons, à tous les hommes et les femmes en quête de sens à leur vie, en quête de réponses à leurs question sur le mal, la souffrance, la mort, sur l’existence de Dieu, en quête d’amitiés, à tous ceux-là comme les y invite le texte au verso du petit carton d’invitation, osons la proposition du partage de la Parole de Dieu, d’une possibilité d’une rencontre avec lui à travers sa Parole.

C’est un peu l’appel de notre Pape François qui « convie tous les catholiques, les prêtres comme les laïcs à partir à la rencontre des gens. Le rôle de l’Eglise dit-il est d’aller vers les autres, de connaître chacun par son nom. C’est le coeur de sa mission. Il est vrai cependant ajoute-t-il qu’en descendant dans la rue on prend le risque comme n’importe qui d’avoir un accident. Mais je préfère mille fois une Eglise accidentée à une Eglise malade ».

Les Equipes du Rosaire sont de nature apostolique et missionnaire. Ce que nous avons voulu dit encore le père Eyquem c’est ouvrir un peu partout dans tous les lieux et milieux des écoles, où l’on apprend à prier en priant, et où se transmet aussi un enseignement de la foi. Des écoles dont l’existence même soit un témoignage collectif de foi. La mission est incluse dans la prière et la note propre aux Equipes est dans cette prière des laïcs « dans les maisons »

Pour comprendre l’importance de la maison il est nécessaire d’aller aux racines des Equipes du Rosaire, qui est de rejoindre les pauvres dans la foi, ceux qui pour une raison ou une autre s’étaient éloignés de l’Eglise et ne pratiquaient plus. Ceux qui ne s’en sentent pas dignes. Ceux qui disent je crois mais ne pratiquent pas. Ceux sont toutes ces personnes dont il avait le souci que le père Eyquem voulait rejoindre. Il fallait donc dira-t-il « sans hésiter, sortir des Eglises (d’où la rencontre de prière « à la maison ») et du milieu pratiquant » pour s’avancer dans ce désert où nombre de baptisés achèvent de perdre le peu qu’ils ont. Il fallait aussi consentir à ne rien demander à cette multitude qu’elle ne pouvait porter, ni pratique sacramentelle, ni engagement d’aucune sorte. Non pas bien sûr qu’on estime qu’une vie chrétienne développée puisse se passer des sacrements ou d’engagement d’église, mais cela doit venir de la vie, de la santé retrouvée.

J’aimerais souligner ici qu’en ces années 60 des débuts des Equipes, la prière « dans les maisons » constituait une nouveauté inouïe. Et aussi d’une certaine manière une intuition prophétique puisque ce charisme « de la maison » propre aux Equipes du Rosaire voit un développement dans les maisons d’évangile, ou encore « cellules d’évangélisation » sur les même principes des Equipes du Rosaire à savoir : vivre de l’écoute et du partage de la Parole de Dieu, la prière, l’encouragement dans la foi, le soutien mutuel et l’attention à l’entourage. Chers amis n’est-ce pas là ce qui caractérise le fonctionnement le but de nos équipes, et la vie de nos équipes ? Ces dernières ne nous concurrencent pas, mais elles doivent au contraire nous conforter davantage à rester fidèles à notre charisme de la prière à « la maison », et à vivre de notre charisme de proximité : immeuble, quartier, village. La nouvelle Evangélisation c’est aussi pour le Pape Benoît XVI l’invitation aux chrétiens à se faire les promoteurs de nouveauté de vie, faite de relations authentiques, dans des communautés fondées sur l’Evangile. Pour cela dit-il il importe d’ouvrir des lieux de paroles, de partage et d’échanges. Faire naître des petites communautés qui permettent de tisser des liens, d’établir des liens de communion dans un monde en manque d’espérance. C’est bien encore ce que voulait le père Eyquem qui voyait dans l’existence des Equipes du Rosaire, plus qu’un mouvement de prière. Il y voyait un « mode nouveau de vie, un idéal de fraternité évangélique » Ainsi donc nos équipes du Rosaire précurseurs dans ce domaine, avec plus de 60 années d’existence sont d’une actualité brûlante !

Rejoindre donc le pauvre dans la foi, celui qui est dans le plus grand besoin de connaître l’amour du Christ, qui est loin de lui. Atteindre la masse indifférente, et « avant la pratique religieuse » lui rendre la foi, il y a là une catéchèse : « inculquer la foi à petites doses »

Cette petite dose vous le savez c’est la méditation de notre feuillet lors de la rencontre mensuelle, et la méditation quotidienne d’un mystère du Rosaire, en communion avec les membres de notre équipe.

Vis-à-vis des non-pratiquants, les responsables apprendront peu à peu, disait le père Eyquem, qu’il ne s’agit pas de « convertir » des hommes, mais de les amener à « faire partie de l’équipe ». Ce qui suppose beaucoup de patience, infiniment de tact et d’amour. Il faut du temps, il faut aussi accepter les échecs sans jamais se « décourager ».

Pourquoi les Equipes du Rosaire sinon pour transmettre l’Espérance apportée par l’Evangile. Que faites-vous lorsque vous vous réunissez dans vos maisons, vos quartiers, vos immeubles ? Que faites-vous sinon proclamer cette Espérance et la proclamer avec Marie. Si les Equipes du Rosaire n’avaient pas cette Espérance à proposer aux hommes, dites-moi à quoi serviraient-elles ?

Pour être capables de proposer cette Espérance,et d’en rendre raison en toutes circonstances, aujourd’hui plus que jamais, il est nécessaire d’être affermis dans notre foi. On ne transmet bien que ce que l’on connaît bien. Car la foi a un contenu, des notions des vérité, sinon elle est floue. Si notre mission est de transmettre la foi, notre devoir est de bien connaître notre foi, et donc de nous former.

Depuis le 11 octobre 2012 l’Eglise nous donne de vivre une année de la foi qui s’achèvera le dimanche 24 novembre prochain en la Solennité du Christ-Roi. Le Pape Benoît XVI l’a conçue comme une « invitation à une conversion authentique et renouvelée au Seigneur, unique Sauveur du monde, comme un temps de grâce spirituelle que le Seigneur nous offre pour faire mémoire du « don » précieux de la foi. Il nous appelle à célébrer cette année de manière digne et féconde. La réflexion sur la foi devra s’intensifier pour aider tous ceux qui croient au Christ à rendre plus consciente et à revigorer leur adhésion à l’Evangile. Dans sa Lettre Apostolique « Porta Fidéi » par laquelle il a promulguée cette Année de la Foi, il nous est demandé de redécouvrir les contenus de la foi professée, célébrée, vécue et priée, et réfléchir sur l’acte lui-même par lequel on croit. C’est un engagement que chaque croyant doit faire sien, surtout en cette année.

Une année de grâce donc pour prendre le temps de nous interroger sur notre foi, sur ce « don » reçu au baptême et nous ouvrant à une vie nouvelle, la vie divine. Don qui nécessite d’être toujours ravivé et sans cesse approfondi.

Notre foi transforme-t-elle nos façons de penser, de voir les autres et de nous voir nous-mêmes ? Transforme-t-elle nos manières d’agir ? Nous inspire-t-elle une manière de vivre dans la simplicité évangélique, influence-t-elle nos choix, nos décisions, nos comportements, pour ne pas nous conformer à l’esprit du monde ? Grâce donc à la foi poursuit le document, dans la mesure de sa libre disponibilité, les pensées et les sentiments, la mentalité et le comportement de l’homme sont lentement purifiés et transformés sur un chemin jamais complètement terminé en cette vie.

La foi nous porte à une attitude de recherche. Nous trouvons dans les Ecritures de nombreux appels à cette recherche : Au 1er Livre des Chroniques 10 à 12 « Que les coeurs qui cherchent Dieu se réjouissent, cherchez le Seigneur et sa puissance, recherchez sans cesse sa face » En Jérémie 29,13-14 « Vous me chercherez et vous me trouverez si vous me cherchez de tout votre coeur » L’Apôtre Pierre exhortait les premiers chrétiens à « grandir dans la grâce et la connaissance de Jésus-Christ » 2 Pierre 3,18.

Parole de Dieu, sacrements par lesquels et dans lesquels il se fait proche de nous, prières, lectures spirituelles sont les moyens pour grandir dans cette connaissance de Dieu. Quelle place tiennent-ils dans notre vie quotidienne ? Comme Jésus lors de son recouvrement au Temple, retrouvé par Marie et Joseph en train de poser des questions et interroger les docteurs de la Loi, nous sommes appelés à nous laisser enseigner par l’Eglise. Notons que le fruit de ce mystère, c’est-à-dire « la grâce que nous recevons et approfondissons quand nous le méditons », est celui de la recherche de Dieu.

Avons-nous le souci de bien connaître ce que l’Eglise dans son rôle de mère et d’éducatrice nous enseigne sur les vérités de notre foi ? Toutes ne sont pas toujours évidentes, aussi il est important d’avoir à coeur de creuser tout aspect ou toutes notions de notre foi et particulièrement ceux que nous ne comprenons pas, ceux qui nous posent problèmes. A ce propos je voudrais évoquer ce passage de cette Lettre Apostolique « Porta Fidéi » concernant le Catéchisme de l’Eglise Catholique présenté comme une aide précieuse et indispensable pour accéder à une connaissance systématique des contenus de la foi. « Je le reconnais écrivait Jean-Paul II comme un instrument valable et autorisé au service de la communion écclésiale et comme une norme sûre pour l’enseignement de la foi » La Lettre poursuit « C’est justement sur cet horizon que l’Année de la Foi devra exprimer un engagement général pour la redécouverte et l’étude des contenus fondamentaux de la foi qui trouvent dans le Catéchisme leur synthèse systématique et organique. Ici en effet émerge la richesse d’enseignement que l’Eglise a accueilli, gardé et offert au cours de ses 2000 ans d’histoire. De la Sainte Ecriture aux Pères de l’Eglise, des Maîtres de théologie aux saints qui ont traversé les siècles, le Catéchisme offre une mémoire permanente des nombreuses façons dans lesquelles l’Eglise a médité sur la foi et produit un progrès dans la doctrine pour donner certitude aux croyants dans leur vie de foi. En cette année par conséquent le Catéchisme de l’Eglise Catholique pourra être un véritable instrument pour soutenir la foi, surtout pour tous ceux qui ont à coeur la formation des chrétiens, si déterminante dans notre contexte culturel.

La plupart d’entre nous possédons un dictionnaire dans lequel nous allons recherchez la signification d’un mot où la manière de l’écrire. De même le Catéchisme de l’Eglise Catholique est ce dictionnaire que l’Eglise nous offre pour y trouver réponses à nos questions sur les contenus de notre foi catholique. Pourquoi ne pas en faire en cadeau à soi-même, à nos proches, à l’occasion d’une fête, d’un anniversaire, voir à des amis non-croyants, mais hommes de « bonne volonté », il deviendrait alors un outil pour évangéliser et une possibilité « d’ouvrir la Porte de la Foi » à tous. Il existe par ailleurs une autre version de ce Catéchisme, c’est « Youcat » destinée aux jeunes, mais que vous pouvez aussi fort bien utiliser. Un exemplaire de Youcat avait été offert par Benoît XVI à chaque participant aux J.M.J de Sydney et à cette occasion il leur avait adressé le message suivant « Etudiez le Catéchisme, c’est ce que je souhaite de tout mon coeur. Etudiez le Catéchisme avec passion et persévérance. Formez des groupes de réflexions. Vous devez être encore plus enracinés dans votre foi que la génération de vos parents »

Il me semble que nous-mêmes pouvons aussi accueillir ce message. Pour faire face à la méconnaissance et à l’ignorance de nos contemporains, sans culture religieuse sinon ces notions déformées et souvent faussées que diffusent les médias, nous avons à cultiver une dimension culturelle de la foi, afin que la beauté de la vérité chrétienne puisse être mieux comprise, et la foi être vraiment nourrie, renforcée et défendue. Développer de solides formations spirituelles et doctrinales est sans doute une urgence et un défi que les chrétiens doivent affronter.

Le Pape Benoît XVI appelle par ailleurs tous les laïcs à ne pas se fatiguer d’affiner toujours plus par une formation sérieuse et quoditienne notre vocation , appelés que nous sommes à être des témoins courageux et crédibles, dans tous les milieux de la société. Par vous dit-il l’Evangile est lumière qui porte espérance dans les situations problématiques de difficultés, d’obscurités du monde actuel.

Le père Eyquem avait aussi le souci de la formation spirituelle des membres des équipes.

« Plût à Dieu disait-il que tous les laïcs des Equipes du Rosaire soient des formateurs, parlent avec compétence spiritualité et théologie, qu’ils soient prophètes du Très-Haut, pour être capable de rendre raison en toutes circonstances de l’Espérance qui est en eux » C’est pourquoi le mouvement propose dans toutes les rencontres, secteurs, récollections ou rassemblements, des temps d’enseignements et de formation spirituelle, animés soit par l’aumônier diocésain ou un prêtre ou un frère dominicain.

Je conclurai en vous livrant ce message de Benoît XVI qui écrivait : « Croire signifie confier sa vie à Celui qui seul peut lui donner la plénitude du temps et l’ouvrir à une Espérance au-delà du temps. Les obstacles à la mission sont : l’ignorance du contenu de la foi, l’ignorance de la pratique religieuse dans laquelle vivent beaucoup d’hommes et de femmes, y compris parmi les fidèles catholiques, et la méconnaissance de la personne de Jésus-Christ. Dieu apporte des réponses à toutes les questions clés de l’existence humaine, sur le sens de la vie et de la mort, du mal, de la maladie et de la souffrance ».

Chers amis et membres des Equipes du Rosaire, je souhaite donc que cette année de la Foi nous permette de redécouvrir la joie de croire, et de retrouver l’enthousiasme de communiquer notre foi. Que Marie l’Etoile de l’Evangélisation nous soutienne, et nous aide à rayonner notre foi. Qu’elle guide notre Espérance en nous donnant d’aimer le monde dans lequel nous vivons, comme le Christ l’aime. Qu’elle nous donne d’aimer les hommes et les femmes de ce monde en portant sur tous ceux et toutes celles qui nous entourent, ce même regard de confiance, d’amour, d’espérance et de miséricorde que le Christ porte sur chacun d’eux. C’est ma prière pour tous les membres des Equipes du Rosaire.

Je vous remercie de votre écoute.