Paroisse Sanctuaire Saint-Pierre Chanel - Cuet

JE CROIS A LA SAINTE EGLISE !

Benoît XVI est le premier pape (moderne) à se démettre de sa charge. Il est aussi le premier pape émérite à pouvoir, de sa retraite, lire et entendre dans les médias toutes les sottises et divagations de ces journalistes qui s’adonnent à l’un de leur sport favori : remanier l’Eglise à leur guise en ce temps de vacance du pontificat. Et l’on nous ressert, comme un plat réchauffé, le mariage des prêtres, l’ordination des femmes, la démocratie dans l’Eglise, et bien sûr, son adaptation nécessaire aux acquis de la modernité (merci la modernité !…).

Tout est grâce. Et, en ce Carême de l’année de la Foi, je vois, dans cette actualité de l’Eglise, une invitation providentielle du Seigneur, et de Benoît XVI lui-même, à approfondir notre foi en l’Eglise et notre amour de l’Eglise, dans une grande communion spirituelle : l’Eglise qui n’est pas d’abord une institution humaine (sinon les hommes, et même certains papes, auraient pu la détruire depuis longtemps), mais qui est une oeuvre divine et que l’Esprit Saint conduit depuis 2000 ans, comme la barque de Pierre au milieu de toutes les tempêtes de l’histoire ; l’Eglise Catholique qui est constamment dénoncée et calomniée, précisément parce qu’elle ne suit pas l’esprit de ce monde, et qu’elle représente le dernier rempart de lumière et de vérité, face à la dictature du relativisme et au règne de la pensée unique.

Mercredi 27 février, devant les 150.000 fidèles rassemblés Place St-Pierre pour sa dernière audience, Benoît XVI leur a confié :
« J’ai pu toucher du doigt ce mystère qui est l’Eglise : non pas une organisation ou une association à but religieux ou humanitaire, mais un corps vivant, une communion de frères et de soeurs dans le Corps de Jésus Christ, qui nous unit tous. Expérimenter l’Eglise de cette manière et pouvoir presque toucher de la main la force de sa vérité et de son amour est un motif de joie, en un temps où beaucoup parlent de son déclin. Mais nous voyons combien l’Eglise est vivante aujourd’hui ! »

« Que penser de cette Eglise qu’on disait morte ? (écrivait déjà le cardinal Suhard, archevêque de Paris de 1940 à 1949, dans une fameuse lettre pastorale : Essor ou déclin de l’Eglise ?). Les tempêtes des hommes et des âges se sont déchaînées sur elle pour l’engloutir. Comme l’Arche, elle a traversé le Déluge et chaque fois trouvé de nouveaux rivages pour de plus amples accroissements. »

Avec tous les contemplatifs, prier pour l’Eglise et pour le Conclave

Le 21 février, le cardinal Tarcisio Bertone, secrétaire d’Etat du Vatican, a adressé un message à tous les monastères de l’Eglise universelle, pour répercuter auprès des contemplatifs l’appel « pressant » de Benoît XVI à prier l’Esprit Saint pour le Conclave qui doit élire le nouveau Successeur de Pierre :

« Le prochain Conclave pourra ainsi s’appuyer, de façon spéciale, sur la pureté limpide de votre prière et de votre louange. L’exemple le plus significatif de cette élévation spirituelle, qui manifeste la dimension la plus vraie et la plus profonde de tout acte ecclésial, celle de l’Esprit Saint qui guide l’Eglise, nous est offert par Sa Sainteté Benoît XVI qui, après avoir gouverné la barque de Saint-Pierre à travers les flots de l’histoire, a choisi de se consacrer surtout à la prière, à la contemplation du Très-Haut et à la réflexion. »

Père M-J PILLET

PS Un magnifique livre ?virtuel?

Benoit_XVI_livre_photos

en hommage à Sa Sainteté Benoît XVI (sur le site du Vatican)