Paroisse Viriat

La Paroisse Saint-Pierre Chanel

La paroisse appartient au secteur pastoral de Bourg-Ville. La paroisse Notre-Dame est l’église-mère de la ville, don t se sont détachées, la paroisse du Sacré-Coeur et celle de Saint-Pierre Chanel dont l’église est entrée en service à Noël 1967.

Dans la paroisse Saint-Pierre Chanel, se rapprocher des habitats du quartier est un enjeu primordial. Dans cette zone en restructuration, de nombreuses nationalités, cultures et religions cohabitent. L’Église doit donc se faire proche de chacun, et mettre en place, selon l’expression du père Pierre-Yves Monnoyeur, curé de cette paroisse, une « pastorale au cas par cas », pour faire en sorte d’être attentif à chacun. Pour rejoindre chaque habitant dans sa vie quotidienne, qu’il soit jeune ou âgé, actif ou retraité, malade ou en bonne santé, il faut prendre les devants et être facilement accessible. « Il faut que le prêtre soit un peu anachronique, explique le père Monnoyeur, pour être repérable, et pour rayonner de la Bonne Nouvelle. »

« Nous devons annoncer Jésus-Christ, mort et ressuscité ; Il est notre espérance ! » poursuit le curé de Saint-Pierre Chanel. Pour cela, il faut s’appuyer sur l’expérience acquise par nos aînés depuis 2 000 ans, et faire preuve d’initiatives dans l’annonce de la foi et dans la charité. Ce principe concerne tout d’abord la liturgie, à laquelle la paroisse prête une attention toute particulière. « La liturgie est notre carte de visite, par elle, le Seigneur veut rejoindre chacun, personnellement. Même dans sa forme ordinaire, nous devons donc la rendre extraordinaire, par sa beauté, et la qualité de son accueil. »

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C’est dans cet esprit de rencontre avec chacun que le père Monnoyeur vit sa mission dans le quartier de la Reyssouze. Il fait l’effort d’aller à la rencontre des habitants, là où ils se trouvent, dans leur quotidien. Reprenant les mots de Mgr Bagnard , le père Monnoyeur explique que la paroisse, « c’est d’abord le quotidien qu’elle prend en charge ; il n’est pas dans sa nature de privilégier ce qui sort de l’ordinaire. Etant proche de la vie des gens, elle les rejoint dans ce qu’ils ont de plus commun : la vie habituelle ponctuée par les grands moments de l’existence humaine : naissance, mariage, funérailles. Elle épouse les joies simples et les peines communes à la condition des hommes. (…) Il s’agit d’introduire dans cette trame quotidienne l’esprit évangélique qui habille de grandeur et de beauté les gestes routiniers. »

Au sein de ce quotidien, le prêtre doit être un père pour les chrétiens dont il a la charge. « Dans une famille, les parents aiment leurs enfants, et ils le leur montrent. Un enfant grandit bien s’il est beaucoup aimé. De la même manière, les prêtres doivent montrer la tendresse qu’ils ont pour le peuple dont ils sont chargés, et ils doivent aussi faire grandir leurs paroissiens, en étant exigeant avec eux. Pour cela, il faut que tous acceptent, parfois, de mourir à leurs suffisances idéologiques et intellectuelles, pour pouvoir ressusciter et mieux connaître Dieu. », analyse le père Pierre-Yves Monnoyeur. « Il faut s’appuyer sur le Christ, sur ce qu’enseigne l’Église, pour bâtir des communautés plus vivantes, plus fraternelles. »

Extrait de l’article « Zoom sur le secteur de Bourg-en-Bresse », paru dans le bulletin EPA de janvier 2012.