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Paroisse Saint-Denis-lès-Bourg - Péronnas

Sauvés dans l’espérance (Benoît XVI)

Extrait de la lettre encyclique Spe Salvi (Sauvés dans l’Espérance) de Benoît XVI, publiée le 30 novembre 2007

… Avec son bâton, le Christ est vainqueur de la mort ; l’Évangile apporte la Vérité que les philosophes itinérants avaient cherchée en vain. Il nous dit qui, en réalité, est l’homme et ce qu’il doit faire pour être vraiment homme. Il nous indique la voie, et cette voie est la vérité. Il est lui-même à la fois l’une et l’autre, et donc il est aussi la vie dont nous sommes tous à la recherche. Il indique aussi la voie au-delà de la mort; seul celui qui est en mesure de faire ainsi est un vrai maître de vie.

La même chose est visible dans l’image du pasteur. Comme dans la représentation du philosophe, l’Église primitive pouvait aussi, dans la figure du pasteur, se rattacher à des modèles existant dans l’art romain. Dans ce dernier, le pasteur était en général l’expression du rêve d’une vie sereine et simple, dont les gens avaient la nostalgie dans la confusion de la grande ville. L’image était alors perçue dans le cadre d’un scénario nouveau qui lui conférait un contenu plus profond: « le Seigneur est mon berger, je ne manque de rien…Si je traverse les ravins de la mort, je ne crains aucun mal, car tu es avec moi » (Ps 22,1-4)

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Sauvés dans l’espérance (Benoît XVI)

Extrait de la lettre encyclique Spe Salvi (Sauvés dans l’Espérance) de Benoît XVI, publiée le 30 novembre 2007

Sainte Marie, tu appartenais aux âmes humbles et grandes en Israël qui, comme Syméon, attendaient « la consolation d’Israël » et qui, avec Anne, attendaient « la délivrance de Jérusalem ».

Tu vivais en contact intime avec les Saintes Écritures d’Israël, qui parlaient de la promesse faite à Abraham et à sa descendance. Ainsi nous comprenons la sainte crainte qui t’assaillit, quand l’ange du Seigneur entra dans ta maison et te dit que tu mettrais au jour Celui qui était l’espérance d’Israël et l’attente du monde. Par toi, par ton « oui », l’espérance des millénaires devait devenir réalité, entrer dans ce monde et dans cette histoire. Toi tu t’es inclinée devant la grandeur de cette mission et tu as dit « oui »: « voici la servante du Seigneur; que tout se passe pour moi selon ta parole ».

Quand remplie d’une sainte joie tu as traversé en hâte les monts de Judée pour rejoindre ta parente Élisabeth, tu devins l’image de l’Église à venir qui, dans son sein, porte l’espérance du monde à travers les monts de l’histoire.

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Sauvés dans l’espérance (Benoît XVI)


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Extrait de la lettre encyclique Spe Salvi (Sauvés dans l’Espérance) de Benoît XVI, publiée le 30 novembre 2007

Sainte Marie, à côté de la joie que, dans ton Magnificat, par les paroles et par le chant, tu as répandu dans les siècles, tu connaissais également les affirmations obscures des prophètes sur la souffrance du serviteur de Dieu en ce monde.

Sur la naissance dans l’étable de Bethléem brilla la splendeur des anges qui portaient la bonne nouvelle aux bergers, mais en même temps on a par trop fait en ce monde l’expérience de la pauvreté de Dieu. Le vieillard Syméon te parla de l’épée qui transpercerait ton coeur, du signe de contradiction que ton Fils serait dans ce monde.

Marie_Symeon_Jesus

Quand ensuite commença l’activité publique de Jésus, tu as dû te mettre à l’écart, afin que puisse grandir la nouvelle famille, pour la constitution de laquelle il était venu et qui devrait se développer avec l’apport de ceux qui écouteraient et observeraient sa parole.

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Sauvés dans l’espérance (Benoît XVI)

… Paul oppose ainsi une « vie selon le Christ » à une « vie sous la seigneurie des éléments du cosmos ».

Un texte de St Grégoire de Nazianze peut être éclairant. Il dit que le moment où les mages, guidés par l’étoile, adorèrent le nouveau roi, le Christ, marqua la fin de l’astrologie, parce que désormais les étoiles tournaient selon l’orbite déterminée par le Christ. De fait, dans cette scène, est inversée la conception du monde d’alors qui, sous une forme différente, est encore en vogue aujourd’hui.

Ce ne sont pas les éléments du cosmos, les lois de la matière qui, en définitive, gouvernent le monde et l’homme, mais c’est un Dieu personnel qui gouverne les étoiles, à savoir l’univers ; ce ne sont pas les lois de la matière et de l’évolution qui sont l’instance ultime, mais la raison, la volonté, l’amour ? une Personne.

Et si nous connaissons cette Personne, si elle nous connaît, alors vraiment, l’inexorable pouvoir des éléments matériels n’est plus l’instance ultime ; nous ne sommes plus esclaves de l’univers et de ses lois, alors nous sommes libres…

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Sauvés dans l’espérance (Benoît XVI)

… La vie n’est pas un simple produit des lois et causalités naturelles, mais en tout et au dessus de tout, il y a une volonté personnelle, un Esprit, qui, en Jésus, s’est révélé comme Amour.
Les sarcophages des débuts du christianisme illustraient de manière visible cette conception devant la mort, face à laquelle la question concernant la signification de vie devient inévitable. La figure du Christ est interprétée sur les sarcophages antiques surtout au moyen de deux images: celle du philosophe et celle du pasteur.
A l’époque, le philosophe est celui qui savait enseigner l’art essentiel: l’art d’être homme de manière droite ? l’art de vivre et de mourir. On cherchait le vrai philosophe qui saurait indiquer vraiment la voie de la vie, pas des charlatans qui cherchaient l’argent. Sur le sarcophage d’un enfant, dans le contexte de la résurrection de Lazare, le Christ est représenté avec un bâton à la main et l’Evangile dans l’autre. Avec son bâton, il est vainqueur de la mort; c’est le bâton de voyage du philosophe qui indique la voie…