Paroisse Sanctuaire Saint-Pierre Chanel - Cuet

L’AVENT

C’est toujours avec une joie nouvelle que nous vivons le temps de l’Avent. Quel que soit notre âge, quelle que soit notre avancée dans la foi, l’Avent doit être pour chacun de nous synonyme de renouveau, de rajeunissement, de redécouverte. Et c’est normal, car l’Avent, c’est l’avènement de Dieu dans notre vie, c’est Dieu qui vient à notre rencontre, c’est Dieu qui vient faire du nouveau.

L’Avent nous rappelle l’importance du désir, de l’attente dans la vie chrétienne et dans la vie tout court.
« Ah ! Seigneur, si tu déchirais les cieux et si tu descendais ! » L’Avent s’est ouvert par ce cri d’un disciple d’Isaïe. Voilà le premier cri de l’homme de désir. La première déchirure, elle est dans le coeur de celui qui a reconnu sa misère et sa pauvreté, qui a compris qu’il est perdu s’il ne se laisse pas chercher et trouver et sauver par le Seigneur. Dieu a besoin de cette déchirure, Dieu a besoin des blessures de notre coeur pour qu’Il puisse y engouffrer son amour.

Oui, l’Avent doit nous mettre au diapason de Dieu, à la portée de Dieu, Lui qui vient mendier notre coeur comme un petit enfant. Serons-nous de ceux qui croient que Noël s’achète dans les grandes surfaces… et serons-nous de ceux qui préparent Noël dans la simplicité du coeur, par une prière renouvelée (prière personnelle, prière conjugale, prière familiale, prière paroissiale), par une plus grande vigilance chrétienne, dans la fidélité aux petites choses, dans l’attention à Dieu, dans l’attention aux autres ?

Au fond, la grâce de l’Avent, c’est nous faire vivre plus intensément une dimension essentielle de la vie chrétienne que nous célébrons dans chaque Eucharistie : « Nous attendons ta venue dans la gloire ! »… « en cette vie où nous attendons la bienheureuse espérance : l’avènement de Jésus Christ notre Sauveur ! ». « Vous voyez quels hommes vous devez être (écrit saint Pierre), quelle sainteté de vie, quel respect de Dieu vous devez avoir, vous qui attendez avec tant d’impatience la venue du jour de Dieu » (2 P 3).