«Ne devais-tu pas avoir pitié de ton compagnon, comme moi-même j’ai eu pitié de toi ? »

Vingt quatrième dimanche du temps ordinaire

Ô mon Dieu, très Sainte Trinité, je veux adorer ta miséricorde par chaque souffle-de mon être, chaque battement de mon coeur, chacune de mes pulsations. Je veux être toute transformée en ta miséricorde et être ainsi un reflet vivant de toi, Seigneur. Que le plus grand des attributs divins, ta miséricorde insondable, se déverse par mon âme et par mon coeur sur mon prochain. Aide-moi, Seigneur, pour que mes yeux soient miséricordieux, pour que je ne soupçonne jamais ni ne juge d’après les apparences, mais que je discerne la beauté dans l’âme de mon prochain et que je lui vienne en aide. Aide-moi, Seigneur, pour que mon oreille soit miséricordieuse, afin que je me penche sur les besoins de mon prochain et ne reste pas indifférente à ses douleurs ni à ses plaintes. Aide-moi, Seigneur, pour que ma langue soit miséricordieuse, afin que je ne dise jamais du mal de mon prochain, mais que j’aie pour chacun un mot de consolation et de pardon. Aide-moi, Seigneur, pour que mes mains soient miséricordieuses et remplies de bonnes oeuvres, afin que je sache faire du bien à mon prochain et prendre sur moi les tâches les plus lourdes et les plus déplaisantes. Aide-moi, Seigneur, pour que mes pieds soient miséricordieux, pour me hâter au secours de mon prochain, en dominant ma propre fatigue et ma lassitude. Mon véritable repos est de rendre service à mon prochain.
Sainte Faustine Kowalska (1905-1938), Petit journal, 163 (1937).