PAQUES 2011

…en cliquant ici : retour sur la messe Chrismale célébrée le 19 avril à Nantua (site de la Paroisse Saint Michel à Nantua)

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Photos prises lors de la veillée pascale et le jour de Pâques.

lire les homélies du Père Cyril ROUGEOLLE :

Homélie de la Veillée Pascale

Nous sommes arrivés à la fin du carême, nous célébrons la Résurrection de Jésus.

Nous célébrons la victoire de la vie sur la mort,
la victoire de la lumière sur les ténèbres.

Ce n’est pas une réanimation du corps de Jésus il n’est pas revenu à la vie terrestre, ce n’est pas non plus une réincarnation dans un autre corps humain.

La vie jaillit au coeur même du tombeau vide.

La vie jaillit dans ce corps maltraité. En beau parallèle c’est que pour nous aussi la lumière jaillie au coeur même de nos épreuves les plus noires et les plus lourdes.

L’évènement de la résurrection nous demande un acte de foi.

Oui Père je te fais confiance en ce mystère qui dépasse notre compréhension et pourtant nourrit notre espérance.

Comme le dit saint Paul, «si le Christ n’est pas ressuscité, vaine est notre foi et nous serions les plus à plaindre de tous les hommes».

Jésus nous montre le chemin et ce qu’il adviendra aussi pour nous lors de notre mort et notre propre Résurrection où nous aurons aussi notre corps de gloire. Amen

Homélie du jour de Pâques.

Nous sommes le premier jour de la semaine. Le dimanche est le jour ou nous célébrons tout au long de l’année l’évènement de la résurrection. C’est le coeur de notre foi.

Mais regardons de plus près l’évangile de ce jour qui nous relate les faits. La femme a une place de choix dans l’annonce de cet évènement. Elle a le souci du détail. Jésus n’a pas reçu les soins corporels pour la mise au tombeau puisqu’il fallait faire vite : le shabbat allait commencer et il ne fallait pas se souiller. Alors Marie-Madeleine toute bouleversée, retourne le dimanche matin très tôt pour accomplir ce rite.

Pour une fois qu’elle a rencontré un homme qui respectait sa vraie dignité de femme.

Elle sera celle qui aura la difficile tâche d’annoncer que Jésus est vivant. Une place de choix dans la collaboration. Mais les hommes ne la croit pas, deux des apôtres, l’aîné Pierre et le cadet Jean courent pour vérifier les dires de la femme.

Et surprise… elle disait vrai. Jean n’entre pas : comme par délicatesse, il laisse Pierre entrer le premier (responsable du collège des apôtres). Puis il entre à son tour, il regarde les détails du positionnement des linges, « il voit et il croit » Mais pour Pierre il faudra plus de temps, le chagrin est trop fort. Ils ont tous oublié ce qu’avait dit l’écriture à ce sujet et même ce que Jésus avait dit Lui aussi à ce sujet.
Il faudra les apparitions de Jésus pendant quarante jours pour convaincre tout ce petit monde et il faudra le coup de pouce de l’Esprit Saint pour qu’ils y adhérent de tout leur coeur.

Depuis, et jusqu’à ce jour, nous nous appuyons sur ces premiers témoins dans l’annonce de cet évènement centrale de notre foi.
Comme le dit saint Paul : « si le christ n’est pas ressuscité, vaine est notre foi et nous serions les plus à plaindre de tous les hommes ».

Même si cela nous dépasse, le Seigneur nous demande un acte de foi en ce mystère de la vie éternelle où nous mêmes sommes appelés comme les témoins de la première heure pour en témoigner car nous aussi nous sommes appelés à la résurrection.

Demandons au Seigneur qu’il fasse grandir notre foi, notre espérance en cet évènement à l’exemple de la Vierge Marie qui n’a jamais douté des paroles de son Fils. Amen

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Dimanche de Pâques :

«Pierre et l’autre disciple coururent vers le tombeau»… (Jean 20,3)
«il vit et il crut» (Jean 20,8)

et nous ? Croyons-nous sur parole ce que nous ont dit les saintes femmes et les apôtres ?

Méditation devant le tombeau vide :

Il fait sombre dans le coeur de tes disciples, Jésus,
Les ténèbres qui ont recouvert la terre au moment de ta mort ?Mt 27,45)
continuent de recouvrir Marie-Madeleine.
Pour elle, pour les Apôtres, c’est toujours la nuit noire.

La pierre qui fermait le tombeau a été enlevée.

Mais celle qui ferme son coeur est toujours là :
elle empêche toute lumière, toute espérance, de pénétrer en elle.
Et devant le tombeau vide, sa nuit est encore plus noire :
On a enlevé le Seigneur… On ne sait pas où on l’a mis !
Elle n’a même plus la consolation d’embaumer ton corps.

Pour Pierre aussi, Il continue de faire sombre.

Alerté par Marie-Madeleine, il a couru au tombeau avec Jean ;
il entre, voit le tombeau vide, mais il constate que tout est en ordre :
le linceul qui enveloppait ton corps est resté là,
et le linge qui te recouvrait la tête est roulé à part, à sa place…
Les voleurs ne prennent pas le temps de tout ranger… Alors ?
Pierre regarde, contemple… mais reste dans sa nuit.

L’autre disciple entra… Il vit et il crut.

Pour lui, la nuit est terminée,
les ténèbres s’en vont ; le jour sse lève.
Il pense peut-être au psaume 16 que Pierre évoquera plus tard :
Tu ne peux m’abandonner à la mort,
ni laisser ton ami voir la corruption (Ac 2,25-32).
Le tombeau est vide, parce que ta demeure est maintenant auprès du Père.
Les linges sont restés là, parce que tu n’en as plus besoin.
La résurrection n’est pas un retour à la vie terrestre,
mais l’entrée dans un monde nouveau.

Seigneur ressuscité, viens enlever de nos coeurs la pierre.

qui nous enferme dans les ténèbres !
Que la lumière de pÂques brille sur le monde entier !
Tu demeures avec nous dans le mystère de ton eucharistie.

Gloire à toi qui étais mort ! Gloire à toi qui es vivant !
Viens Seigneur Jésus !

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JEUDI SAINT

Evangile selon Saint Jean (chapitre 13, versets 1 à 15)

Avant la fête de la Pâque, sachant que l’heure était venue pour lui de passer de ce monde à son Père, Jésus, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu’au bout. Au cours du repas, alors que le démon a déjà inspiré à Judas Iscariote, fils de Simon, l’intention de le livrer, Jésus, sachant que le Père a tout remis entre ses mains, qu’il est venu de Dieu et qu’il retourne à Dieu, se lève de table, quitte son vêtement, et prend un linge qu’il se noue à la ceinture ; puis il verse de l’eau dans un bassin, il se met à laver les pieds des disciples et à les essuyer avec le linge qu’il avait à la ceinture.

Il arrive ainsi devant Simon-Pierre. Et Pierre lui dit : « Toi, Seigneur, tu veux me laver les pieds ! » Jésus lui déclara : « Ce que je veux faire, tu ne le sais pas maintenant ; plus tard tu comprendras. » Pierre lui dit : « Tu ne me laveras pas les pieds ; non, jamais ! » Jésus lui répondit : « Si je ne te lave pas, tu n’auras point de part avec moi. » Simon-Pierre lui dit : « Alors, Seigneur, pas seulement les pieds, mais aussi les mains et la tête ! » Jésus lui dit : « Quand on vient de prendre un bain, on n’a pas besoin de se laver : on est pur tout entier. Vous-mêmes, vous êtes purs, … mais non pas tous. » Il savait bien qui allait le livrer ; et c’est pourquoi il disait : « Vous n’êtes pas tous purs. »

Après leur avoir lavé les pieds, il reprit son vêtement et se remit à table. Il leur dit alors : « Comprenez-vous ce que je viens de faire ? Vous m’appelez ‘Maître’ et ‘Seigneur’, et vous avez raison, car vraiment je le suis. Si donc moi, le Seigneur et le Maître, je vous ai lavé les pieds, vous aussi vous devez vous laver les pieds les uns aux autres. C’est un exemple que je vous ai donné afin que vous fassiez, vous aussi, comme j’ai fait pour vous. »

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Homélie du Jeudi Saint

En ce jour nous célébrons deux évènements : L’Eucharistie et le sacerdoce.

En instituant l’Eucharistie, Jésus nous demande de faire mémoire de son sacrifice, il se livre pour nous. C’est le don gratuit de son amour dans sa plénitude et sans retour dans l’obéissance à son Père par amour pour nous.

Plus qu’un évènement du passé que l’on commémore, (ex 14-18) Il nous fait participer à son propre et unique sacrifice, pour que nous aussi nous nous donnions, nous nous livrions par amour pour nos frères dans un don désintéressé de nous même, car c’est en eux que nous reconnaissons le Christ.Il se donne, il se rend présent sous les apparences du pain et du vin, nourriture de base pour chaque homme, pour chacun d’entre nous.

D’un évènement appelé « fête des tentes », « fête de la pâques=le passage » qui commémore la sortie d’Egypte avec le repas de l’agneau mangé à la hâte. Jésus va révéler le sens caché, il faut le consommer pour avoir la vie éternelle. C’est lui le passage vers le Père, c’est lui l’agneau immolé pour nous racheter.

Concernant l’institution du sacerdoce également au cours de la cène, seul saint Jean relate le geste du lavement des pieds, image d’une autre relation, non plus d’esclave mais une relation d’amis, non plus d’exécutant mais de collaborateur, voir même familiale.

Jésus nous fait entrer dans l’intimité de sa relation avec son Père, dans sa maison afin d’avoir part à son héritage.

Il institue ses apôtres « prêtres » et « légataires » de sa mission, de son corps, de son oeuvre en créant l’Eglise. Il s’en remet entre nos mains, car il souhaite notre collaboration à son sacrifice et à son oeuvre pour les perpétuer jusqu’à son retour.

Demandons à l’Esprit qu’il nous fasse découvrir la grandeur du cadeau inouï
que Dieu le Père nous fait dans les sacrements d’Eucharistie et du sacerdoce. Amen

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Evangile de Jésus Christ selon saint Matthieu, chapitre 21, versets 1 à 11

Lorsqu’ils approchèrent de Jérusalem et qu’ils furent arrivés à Bethphagé, vers le mont des Oliviers, Jésus envoya deux disciples en leur disant: «Allez au village qui est devant vous; vous y trouverez tout de suite une ânesse attachée et un ânon avec elle; détachez-les et amenez-les-moi. Si quelqu’un vous dit quelque chose, vous répondrez: ‘Le Seigneur en a besoin.’ Et à l’instant il les laissera aller.»
Or (tout) ceci arriva afin que s’accomplisse ce que le prophète avait annoncé:
Dites à la fille de Sion: ‘Voici ton roi qui vient à toi, plein de douceur et monté sur un âne, sur un ânon, le petit d’une ânesse.’
Les disciples allèrent faire ce que Jésus leur avait ordonné. Ils amenèrent l’ânesse et l’ânon, mirent leurs vêtements sur eux, et Jésus s’assit dessus. Une grande foule de gens étendirent leurs vêtements sur le chemin; d’autres coupèrent des branches aux arbres et en jonchèrent la route.
Ceux qui précédaient et ceux qui suivaient Jésus criaient: «Hosanna au Fils de David! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur! Hosanna dans les lieux très hauts!»
Lorsqu’il entra dans Jérusalem, toute la ville fut troublée. On disait: «Qui est cet homme?»
La foule répondait: «C’est Jésus, le prophète de Nazareth en Galilée.»

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DIMANCHE 10 AVRIL – 5ème dimanche de Carême – Messe des familles

Evangile selon Saint Jean, (chapitre 11, versets 1 à 45)

Un

homme était tombé malade. C’était Lazare, de Béthanie, le village de Marie et de sa soeur Marthe.
(Marie est celle qui versa du parfum sur le Seigneur et lui essuya les pieds avec ses cheveux. Lazare, le malade, était son frère.) Donc, les deux soeurs envoyèrent dire à Jésus : « Seigneur, celui que tu aimes est malade. »
En apprenant cela, Jésus dit : « Cette maladie ne conduit pas à la mort, elle est pour la gloire de Dieu, afin que par elle le Fils de Dieu soit glorifié. » Jésus aimait Marthe et sa soeur, ainsi que Lazare. Quand il apprit que celui-ci était malade, il demeura pourtant deux jours à l’endroit où il se trouvait ; alors seulement il dit aux disciples : « Revenons en Judée. » Les disciples lui dirent : « Rabbi, tout récemment, les Juifs cherchaient à te lapider, et tu retournes là-bas ? » Jésus répondit : « Ne fait-il pas jour pendant douze heures ? Celui qui marche pendant le jour ne trébuche pas, parce qu’il voit la lumière de ce monde ; mais celui qui marche pendant la nuit trébuche, parce que la lumière n’est pas en lui. » Après ces paroles, il ajouta : « Lazare, notre ami, s’est endormi ; mais je m’en vais le tirer de ce sommeil. »
Les disciples lui dirent alors : « Seigneur, s’il s’est endormi, il sera sauvé. » Car ils pensaient que Jésus voulait parler du sommeil, tandis qu’il parlait de la mort.
Alors il leur dit clairement : « Lazare est mort, et je me réjouis de n’avoir pas été là, à cause de vous, pour que vous croyiez. Mais allons auprès de lui ! » Thomas (dont le nom signifie : Jumeau) dit aux autres disciples : « Allons-y nous aussi, pour mourir avec lui ! »
Quand Jésus arriva, il trouva Lazare au tombeau depuis quatre jours déjà. Comme Béthanie était tout près de Jérusalem – à une demi-heure de marche environ – beaucoup de Juifs étaient venus manifester leur sympathie à Marthe et à Marie, dans leur deuil. Lorsque Marthe apprit l’arrivée de Jésus, elle partit à sa rencontre, tandis que Marie restait à la maison. Marthe dit à Jésus : « Seigneur, si tu avais été là, mon frère ne serait pas mort. Mais je sais que, maintenant encore, Dieu t’accordera tout ce que tu lui demanderas. »
Jésus lui dit : « Ton frère ressuscitera. » Marthe reprit : « Je sais qu’il ressuscitera au dernier jour, à la résurrection. » Jésus lui dit : « Moi, je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra ; et tout homme qui vit et qui croit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela ? » Elle répondit : « Oui, Seigneur, tu es le Messie, je le crois ; tu es le Fils de Dieu, celui qui vient dans le monde. »
Ayant dit cela, elle s’en alla appeler sa soeur Marie, et lui dit tout bas : « Le Maître est là, il t’appelle. »
Marie, dès qu’elle l’entendit, se leva aussitôt et partit rejoindre Jésus. Il n’était pas encore entré dans le village ; il se trouvait toujours à l’endroit où Marthe l’avait rencontré. Les Juifs qui étaient à la maison avec Marie, et lui manifestaient leur sympathie, quand ils la virent se lever et sortir si vite, la suivirent, pensant qu’elle allait au tombeau pour y pleurer. Elle arriva à l’endroit où se trouvait Jésus ; dès qu’elle le vit, elle se jeta à ses pieds et lui dit : « Seigneur, si tu avais été là, mon frère ne serait pas mort. » Quand il vit qu’elle pleurait, et que les Juifs venus avec elle pleuraient aussi, Jésus fut bouleversé d’une émotion profonde.
Il demanda : « Où l’avez-vous déposé ? » Ils lui répondirent : « Viens voir, Seigneur. » Alors Jésus pleura. Les Juifs se dirent : « Voyez comme il l’aimait ! »
Mais certains d’entre eux disaient : « Lui qui a ouvert les yeux de l’aveugle, ne pouvait-il pas empêcher Lazare de mourir ? » Jésus, repris par l’émotion, arriva au tombeau. C’était une grotte fermée par une pierre.
Jésus dit : « Enlevez la pierre. » Marthe, la soeur du mort, lui dit : « Mais, Seigneur, il sent déjà ; voilà quatre jours qu’il est là. » Alors Jésus dit à Marthe : « Ne te l’ai-je pas dit ? Si tu crois, tu verras la gloire de Dieu. »
On enleva donc la pierre.
Alors Jésus leva les yeux au ciel et dit : « Père, je te rends grâce parce que tu m’as exaucé. Je savais bien, moi, que tu m’exauces toujours ; mais si j’ai parlé, c’est pour cette foule qui est autour de moi, afin qu’ils croient que tu m’as envoyé. » Après cela, il cria d’une voix forte : « Lazare, viens dehors ! » Et le mort sortit, les pieds et les mains attachés, le visage enveloppé d’un suaire. Jésus leur dit : « Déliez-le, et laissez-le aller. »
Les nombreux Juifs, qui étaient venus entourer Marie et avaient donc vu ce que faisait Jésus, crurent en lui.

Homélie :

En ce dimanche, il nous est proposé d’entendre ce passage sur la résurrection de Lazare juste avant l’entrée de Jésus dans Jérusalem, monté sur un âne (les Rameaux) et après que les prêtres aient pris la décision de le faire mourir.
Nous sommes à l’écoute des sentiments de Jésus face à la mort de Lazare.
Il venait souvent chez ses amis et en ce moment Jésus est bouleversé, certes il vient de « perdre » un être cher, mais il y a quelque chose de plus grand : Jésus demande à son Père le retour à la vie de son ami, comme un signe pour tous ceux qui l’entourent afin de les inviter à croire en la résurrection.
C’est un acte de compassion miséricordieux.
Jésus pense aussi à sa future passion, sa mort sur la croix, les trois jours au tombeau, mais surtout à sa propre résurrection où son Père le ressuscitera.
Sauf que pour Lazare, Il accomplit une réanimation à la vie terrestre et, à la fin de sa vie, il mourra définitivement. Mais avant, les prêtres chercheront à le faire mourir, il deviendra un élément gênant. Jean nous dit : « Les grands prêtres décidèrent de tuer aussi Lazare, parce que beaucoup de Juifs, à cause de lui, s’en allaient et croyaient en Jésus ».

Nous voyons bien qu’il faut répondre à un appel… qu’il faut sortir de soi pour s’engager. « Lazare, viens dehors ! » ne reste pas dans les ténèbres. Jésus nous redit aujourd’hui la même chose, un tel : « viens dehors ! » « viens à la Lumière pour que je te redonne vie ».

C’est bien ce qui se passe au baptême, dans notre prière de chaque jour, dans les sacrements que nous recevons. C’est le temps du carême qui nous fait cheminer vers Pâques. A chaque fois Il nous dit « lève toi et marche » Et nous Chrétiens croyons-nous en la résurrection de notre propre corps à la fin des temps? « Celui qui croit en moi, s’il meurt, vivra, et tout homme qui vit et qui croit en moi ne mourra plus », voilà ce qui correspond à notre désir le plus profond : que notre coeur et que notre âme aspire à la vie éternelle.

Mais Paul nous le redit quand il s’adresse aux Romains : « Si l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les mort habite en vous, celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts donnera aussi la vie à vos corps mortels par son Esprit qui habite en vous ».

C’est bien cette attente que nous proclamons le retour de Jésus à la fin des temps dans le credo.

Demandons à l’Esprit Saint qu’il vienne fortifier et faire grandir notre espérance et notre foi dans la Résurrection qu’il nous accordera. Amen

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3 avril 2011 – 4ème dimanche de Carême :
– VOIR AVEC LES YEUX DE LA FOI

EVANGILE SELON ST JEAN -chapitre 9, versets 1 à 41-
En sortant du Temple, Jésus vit sur son passage un homme qui était aveugle de naissance. Ses disciples l’interrogèrent : « Rabbi, pourquoi cet homme est-il né aveugle ? Est-ce lui qui a péché, ou bien ses parents ? » Jésus répondit : « Ni lui, ni ses parents. Mais l’action de Dieu devait se manifester en lui. Il nous faut réaliser l’action de celui qui m’a envoyé, pendant qu’il fait encore jour ; déjà la nuit approche, et personne ne pourra plus agir. Tant que je suis dans le monde, je suis la lumière du monde. » Cela dit, il cracha sur le sol et, avec la salive, il fit de la boue qu’il appliqua sur les yeux de l’aveugle, et il lui dit : « Va te laver à la piscine de Siloé » (ce nom signifie : Envoyé). L’aveugle y alla donc, et il se lava ; quand il revint, il voyait.
Ses voisins, et ceux qui étaient habitués à le rencontrer – car il était mendiant – dirent alors : « N’est-ce pas celui qui se tenait là pour mendier ? » Les uns disaient : « C’est lui. » Les autres disaient : « Pas du tout, c’est quelqu’un qui lui ressemble. » Mais lui affirmait : « C’est bien moi. » Et on lui demandait : « Alors, comment tes yeux se sont-il ouverts ? » Il répondit : « L’homme qu’on appelle Jésus a fait de la boue, il m’en a frotté les yeux et il m’a dit : ‘Va te laver à la piscine de Siloé.’ J’y suis donc allé et je me suis lavé ; alors, j’ai vu. » Ils lui dirent : « Et lui, où est-il ? » Il répondit : « Je ne sais pas. »
On amène aux pharisiens cet homme qui avait été aveugle. Or, c’était un jour de sabbat que Jésus avait fait de la boue et lui avait ouvert les yeux. A leur tour, les pharisiens lui demandèrent : « Comment se fait-il que tu voies ? » Il leur répondit : « Il m’a mis de la boue sur les yeux, je me suis lavé, et maintenant je vois. » Certains pharisiens disaient : « Celui-là ne vient pas de Dieu, puisqu’il n’observe pas le repos du sabbat. » D’autres répliquaient : « Comment un homme pécheur pourrait-il accomplir des signes pareils ? » Ainsi donc ils étaient divisés.
Alors ils s’adressent de nouveau à l’aveugle : « Et toi, que dis-tu de lui, puisqu’il t’a ouvert les yeux ? » Il dit : « C’est un prophète. » Les Juifs ne voulaient pas croire que cet homme, qui maintenant voyait, avait été aveugle. C’est pourquoi ils convoquèrent ses parents et leur demandèrent : « Cet homme est bien votre fils, et vous dites qu’il est né aveugle ? Comment se fait-il qu’il voie maintenant ? » Les parents répondirent : « Nous savons que c’est bien notre fils, et qu’il est né aveugle. Mais comment peut-il voir à présent, nous ne le savons pas ; et qui lui a ouvert les yeux, nous ne le savons pas non plus. Interrogez-le, il est assez grand pour s’expliquer. » Ses parents parlaient ainsi parce qu’ils avaient peur des Juifs. En effet, les Juifs s’étaient déjà mis d’accord pour exclure de la synagogue tous ceux qui déclareraient que Jésus est le Messie. Voilà pourquoi les parents avaient dit : « Il est assez grand, interrogez-le ! »
Pour la seconde fois, les pharisiens convoquèrent l’homme qui avait été aveugle, et ils lui dirent : « Rends gloire à Dieu ! Nous savons, nous, que cet homme est un pécheur. » Il répondit : « Est-ce un pécheur ? Je n’en sais rien ; mais il y a une chose que je sais : j’étais aveugle, et maintenant je vois. » Ils lui dirent alors : « Comment a-t-il fait pour t’ouvrir les yeux ? » Il leur répondit : « Je vous l’ai déjà dit, et vous n’avez pas écouté. Pourquoi voulez-vous m’entendre encore une fois ? Serait-ce que vous aussi vous voulez devenir ses disciples ? » Ils se mirent à l’injurier : « C’est toi qui es son disciple ; nous, c’est de Moïse que nous sommes les disciples. Moïse, nous savons que Dieu lui a parlé ; quant à celui-là, nous ne savons pas d’où il est. » L’homme leur répondit : « Voilà bien ce qui est étonnant ! Vous ne savez pas d’où il est, et pourtant il m’a ouvert les yeux. Comme chacun sait, Dieu n’exauce pas les pécheurs, mais si quelqu’un l’honore et fait sa volonté, il l’exauce. Jamais encore on n’avait entendu dire qu’un homme ait ouvert les yeux à un aveugle de naissance. Si cet homme-là ne venait pas de Dieu, il ne pourrait rien faire. » Ils répliquèrent : « Tu es tout entier plongé dans le péché depuis ta naissance, et tu nous fais la leçon ? » Et ils le jetèrent dehors.
Jésus apprit qu’ils l’avaient expulsé. Alors il vint le trouver et lui dit : « Crois-tu au Fils de l’homme ? » Il répondit : « Et qui est-il, Seigneur, pour que je croie en lui ? » Jésus lui dit : « Tu le vois, et c’est lui qui te parle. » Il dit : « Je crois, Seigneur ! », et il se prosterna devant lui.
Jésus dit alors : « Je suis venu en ce monde pour une remise en question : pour que ceux qui ne voient pas puissent voir, et que ceux qui voient deviennent aveugles. » Des pharisiens qui se trouvaient avec lui entendirent ces paroles et lui dirent : « Serions-nous des aveugles, nous aussi ? » Jésus leur répondit : « Si vous étiez des aveugles, vous n’auriez pas de péché ; mais du moment que vous dites : ?Nous voyons’ votre péché demeure. »

homélie du Père Cyril Rougeolle :

Voir, fait partie de nos cinq sens.

Un aveugle de naissance n’a pas la connaissance visuelle du monde puisqu’il ne l’a jamais vu. Mais quand nous avons perdu la vue par la maladie, par un accident ou bien parce que la vue baisse, nous nous rendons compte que ce qui nous entoure est de moins en moins perceptible, que nous perdons les repères et que, finalement, sans nos yeux, nous sommes bien malheureux pour nous diriger.

Nous vivons aussi dans un contexte où le monde se construit sur la base de la connaissance de l’expérience et donc sur ce qui se voit, ce teste et ce touche.

Alors, il nous est bien difficile d’appréhender le monde invisible de Dieu.

Voilà pour le plan physique et terrestre, mais pour le plan spirituel, il en va de même, si les yeux de notre âme et de notre coeur ne sont pas ouverts ni habitués à découvrir la vie de Dieu dans notre existence. Alors nous marchons dans le noir le plus total, comme cet aveugle… malgré nos yeux de chairs ouverts et notre connaissance.

Oui, à chaque fois que nous nous tournons vers le Père des Cieux, « nous passons des ténèbres de ce monde, à l’admirable lumière de Dieu » nous dit St Luc (1,79).

Nous aussi, nous passons de l’état d’aveugle à l’état de voyant quand nous nous laissons introduire par Jésus à ce qu’il connaît de son Père. Nous lui faisons confiance, c’est la vie dans la Foi.

Par notre Baptême, Jésus lui-même, comme il est venu le faire pour cet aveugle, nous a recréés comme à l’aube des temps à l’image et à la ressemblance de Dieu, il nous redonne la capacité de le recevoir à nouveau..

Ce n’est pas une mince affaire que de se laisser faire, d’accepter de se laisser réorienter en dehors de notre cadre et des certitudes de notre existence.

L’homme a perdu le sens et le fait de vivre en osmose avec Dieu, ce qui était à l’origine tout naturel pour l’homme.
Par toute une vie terrestre, il nous est donné de rechercher ce que nous avons perdu, car le coeur en a gardé comme une trace profonde, un vide, une blessure, un souvenir lointain que l’homme vit avec un manque cruel car attiré par ce qui se cache derrière ce monde visible.

Comme cet aveugle, Il nous faut crier comme témoin : « Maintenant, je vois ! ». Mais, nous sommes comme St Thomas, nous voulons toucher et voir ; une fois la rencontre faite dans la foi, nous le reconnaissons et avec Thomas et l’aveugle nous pouvons dire « Mon Seigneur et mon Dieu » poussés par l’Esprit Saint. Amen.

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|Jésus arrivait à une ville de Samarie, appelée Sykar, près du terrain que Jacob avait donné à son fils Joseph et où se trouve le puits de Jacob. Jésus, fatigué par la route, s’était assis là, au bord du puits. Il était environ midi.

Arrive une femme de Samarie, qui venait puiser de l’eau. Jésus lui dit : « Donne-moi à boire. »

(En effet, ses disciples étaient partis à la ville pour acheter de quoi manger.) La Samaritaine lui dit : « Comment ! Toi qui es Juif, tu me demandes à boire, à moi, une Samaritaine ? » (En effet, les Juifs ne veulent rien avoir en commun avec les Samaritains.) Jésus lui répondit : « Si tu savais le don de Dieu, si tu connaissais celui qui te dit : ?Donne-moi à boire’, c’est toi qui lui aurais demandé et il t’aurait donné de l’eau vive. »

Elle lui dit : « Seigneur, tu n’as rien pour puiser et le puits est profond ; avec quoi prendrais-tu l’eau vive ? Serais-tu plus grand que notre père Jacob qui nous a donné ce puits et qui en a bu lui-même, avec ses fils et ses bêtes ? » Jésus lui répondit : « Tout homme qui boit de cette eau aura encore soif ; mais celui qui boira de l’eau que moi je lui donnerai n’aura plus jamais soif ; et l’eau que je lui donnerai deviendra en lui source jaillissante pour la vie éternelle. »

La femme lui dit : « Seigneur, donne-la-moi, cette eau : que je n’aie plus soif, et que je n’aie plus à venir ici pour puiser. » Jésus lui dit : « Va, appelle ton mari et reviens. » La femme répliqua : « Je n’ai pas de mari. » Jésus reprit : « Tu as raison de dire que tu n’as pas de mari, car tu en as eu cinq et celui que tu as maintenant n’est pas ton mari : là, tu dis vrai. »

La femme lui dit : « Seigneur, je le vois, tu es un prophète. Alors, explique-moi : nos pères ont adoré Dieu sur la montagne qui est là, et vous, les Juifs, vous dites que le lieu où il faut l’adorer est à Jérusalem. » Jésus lui dit : « Femme, crois-moi : l’heure vient où vous n’irez plus ni sur cette montagne ni à Jérusalem pour adorer le Père. Vous adorez ce que vous ne connaissez pas ; nous adorons, nous, celui que nous connaissons, car le salut vient des Juifs. Mais l’heure vient ? et c’est maintenant ? où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et vérité : tels sont les adorateurs que recherche le Père. Dieu est esprit, et ceux qui l’adorent, c’est en esprit et vérité qu’ils doivent l’adorer. » La femme lui dit : « Je sais qu’il vient, le Messie, celui qu’on appelle Christ. Quand il viendra, c’est lui qui nous fera connaître toutes choses. » Jésus lui dit : « Moi qui te parle, je le suis. »

Là-dessus, ses disciples arrivèrent ; ils étaient surpris de le voir parler avec une femme. Pourtant, aucun ne lui dit : « Que demandes-tu ? » ou : « Pourquoi parles-tu avec elle ? » La femme, laissant là sa cruche, revint à la ville et dit aux gens : « Venez voir un homme qui m’a dit tout ce que j’ai fait. Ne serait-il pas le Messie ? » Ils sortirent de la ville et ils se dirigeaient vers Jésus.

Pendant ce temps, les disciples l’appelaient : « Rabbi, viens manger. » Mais il répondit : « Pour moi, j’ai de quoi manger : c’est une nourriture que vous ne connaissez pas. » Les disciples se demandaient : « Quelqu’un lui aurait-il apporté à manger ? » Jésus leur dit : « Ma nourriture, c’est de faire la volonté de celui qui m’a envoyé et d’accomplir son oeuvre. Ne dites-vous pas : ?Encore quatre mois et ce sera la moisson’ ? Et moi je vous dis : Levez les yeux et regardez les champs qui se dorent pour la moisson. Dès maintenant, le moissonneur reçoit son salaire : il récolte du fruit pour la vie éternelle, si bien que le semeur se réjouit avec le moissonneur. Il est bien vrai, le proverbe : ?L’un sème, l’autre moissonne.’ Je vous ai envoyés moissonner là où vous n’avez pas pris de peine, d’autres ont pris de la peine, et vous, vous profitez de leurs travaux. »

Beaucoup de Samaritains de cette ville crurent en Jésus, à cause des paroles de la femme qui avait rendu ce témoignage : « Il m’a dit tout ce que j’ai fait. » Lorsqu’ils arrivèrent auprès de lui, ils l’invitèrent à demeurer chez eux. Il y resta deux jours. Ils furent encore beaucoup plus nombreux à croire à cause de ses propres paroles, et ils disaient à la femme : « Ce n’est plus à cause de ce que tu nous as dit que nous croyons maintenant ; nous l’avons entendu par nous-mêmes, et nous savons que c’est vraiment lui le Sauveur du monde. »|

Aujourd’hui nous sommes introduits dans une nouvelle rencontre.

Après les tentations, la transfiguration, nous voici au pied d’un puits avec une femme de Samarie. Un puits qui est lourd de sens. Il a beaucoup de valeur car il a été creusé par un Patriarche du nom de Jacob.

L’eau douce étant très rare, les gens viennent de loin chercher ce liquide précieux dans ce puits. C’est aussi le lieu de rencontre et les nouvelles circulent comme chez nous autrefois du temps ou tout le monde allait à la fontaine du village !

C’est une belle histoire qu’est la rencontre de cette femme et Jésus et nous pourrions nous émouvoir de cet événement.

Mais, au fait, Jésus qu’est-il venu faire découvrir à cette Samaritaine
et à nous par la même occasion ?

Tout d’abord, Il est venu s’asseoir sur le puits pour montrer qu’Il est bien dans la lignée de Jacob, qu’Il reprend à son compte le puits mais pour lui donner un nouveau sens : le Puits,
c’est LUI et Il peut donner, si on la lui demande, l’EAU DE LA VIE ETERNELLE.

C’est déjà une véritable image, comme par anticipation, du coup de lance à son Coeur sur la croix… « de son sein coulerons des fleuves d’eau vive ». Nous aussi, si nous buvons l’eau de son côté, l’eau coulera aussi de notre côté.

Chacun pourra venir boire, se rafraîchir, voilà l’évangélisation. Eau qui jaillira toujours quelque part, trouver le point d’eau à travers les déserts de nos existences n’est pas chose facile. Mais Jésus, Lui, le PUITS vient au devant de nous et s’offre à notre soif.

Cet Evangile est proposé dans le cheminement du catéchuménat. Jésus veut montrer aux catéchumènes, et à nous aussi, qu’Il est cette Source tant cherchée d’où jaillit l’Amour du Père, la Vie Eternelle.

Nous aussi, arrêtons de courir après les citernes et les puits fissurés qui ne retiennent pas l’eau et allons au vrai puits qu’est Jésus, asseyons-nous sur le rebord de son Coeur et nous trouverons la joie de L’aimer et de Le faire aimer, vous deviendrez des fleuves d’amour.

Demandons à l’Esprit Saint qu’Il nous aide à rester connectés à la vraie Source Amour. Amen

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Carême pour les Chrétiens :
une invitation à changer nos vies en nous tournant vers Dieu…
Seigneur, ne nous laisse pas nous endormir dans une vie chrétienne qui serait faite de routine.
Ouvre nos yeux et notre coeur, montre-nous ce que tu attends de nous.
Sois notre guide et notre force pour que ce temps de carême soit vraiment un temps de renouvellement.

Pour accompagner ce temps de Carême : des « carnet de carême » se trouvent au fond de l’église.

Vous pouvez aussi consulter le site « Carême Chrétien »

Il y a également un site très intéressant proposé par les dominicains :

« La Retraite dans la Ville est une retraite de carême prêchée par les dominicains du couvent de Lille. Du 9 mars au 24 avril 2011, vous inscrire à la Retraite vous permet de recevoir chaque jour dans votre boîte mail une méditation et un temps de prière, et de bénéficier d’une de nos formules d’accompagnement si vous le souhaitez. L’inscription à la Retraite est gratuite. »cliquez ici

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Dimanche 20 mars : 2ème dimanche de Carême.

Jésus prend avec lui Pierre, Jacques et Jean son frère, et il les emmène à l’écart, sur une haute montagne. Il fut transfiguré devant eux ; son visage devint brillant comme le soleil, et ses vêtements, blancs comme la lumière. Voici que leur apparurent Moïse et Élie, qui s’entretenaient avec lui. Pierre alors prit la parole et dit à Jésus : « Seigneur, il est heureux que nous soyons ici ! Si tu le veux, je vais dresser ici trois tentes, une pour toi, une pour Moïse et une pour Élie. »

Il parlait encore, lorsqu’une nuée lumineuse les couvrit de son ombre ; et, de la nuée, une voix disait : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis tout mon amour ; écoutez-le ! » Entendant cela, les disciples tombèrent la face contre terre et furent saisis d’une grande frayeur. Jésus s’approcha, les toucha et leur dit : « Relevez-vous et n’ayez pas peur ! » Levant les yeux, ils ne virent plus que lui, Jésus seul.

En descendant de la montagne, Jésus leur donna cet ordre : « Ne parlez de cette vision à personne, avant que le Fils de l’homme soit ressuscité d’entre les morts. »

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Homélie du Père Cyril Rougeolle :

Dimanche dernier Jésus nous a emmenés au désert, il nous a fait découvrir son combat. Les « tentations » nous confrontaient au choix de Jésus. Maintenant, il nous emmène sur le Mont Thabor pour nous faire découvrir ce qu’il est vraiment dans sa gloire.

Comme Lui, nous entrons dans les combats contre les tentations, comme Lui et avec Lui, nous sommes appelés à vivre dans la Gloire.

L’événement de la transfiguration vient comme authentifier que Jésus est bien le messie annoncé par le Prophète Elie et les autres prophètes… et c’est bien lui que l’on honorait par les dix commandements donnés à Moïse.

Jésus est bien dans la continuité d’Elie et Moïse et, en plus, il vient accomplir les écritures, il en est la réalisation.

Mais cela ne suffit pas, le Père vient authentifier, comme au jour du baptême donné par Jean dans le Jourdain, par Sa voix « Celui-ci est mon Fils bien aimé, en qui j’ai mis tout mon Amour, écoutez-le ».

Jésus avait caché, enfoui le rayonnement de sa divinité, dans son humanité, pour ne pas effrayer les hommes.

Rappelez-vous, quand Moïse parlait à Dieu, il devenait rayonnant de cette même gloire de la transfiguration, (le visage transfiguré) cela gênait le peuple et il lui ont demandé de mettre un voile sur son visage.

Jésus veut montrer comment il sera à la résurrection… où il aura, en plus, les plaies de sa passion. Il veut rassurer ses disciples pour qu’ils n’aient pas peur le jour venu. « Relevez-vous et n’ayez pas peur ! »

Mais les « actes des apôtres » nous relatent qu’ils auront tous peur.

Regardez comment Jésus nous ménage encore aujourd’hui, il reste toujours caché… sous l’apparence du pain et du vin dans l’Eucharistie où nous communions à son Corps et à son Sang : communion avec sa divinité, et rappelez vous comme il est petit aussi à Noël à la crèche.

En même temps, Jésus nous montre que petit à petit il nous transfigure pour être en Gloire avec Lui.

Comme une petite graine qu’il a planté dans notre vie, il la transforme, nous ne sommes pas appelés à rester une graine, mais à devenir, avec son aide, ce qu’il attend de nous.

La résurrection commence déjà aujourd’hui par notre conversion pour que nous soyons davantage habités par Lui et rayonnants de sa Gloire pour l’Eternité, être Un en Christ.

Demandons Lui vraiment dans la prière de chaque jour, qu’il nous aide à découvrir tous les gestes qui peuvent transfigurer notre vie avec Lui et avec les autres.
Amen

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Dimanche 13 mars : 1er dimanche de Carême. Messe de secteur à
St Etienne du Bois (voir l’article sur leur site) : messe de secteur