Paroisse Marboz

VISITE DE L’EGLISE DE VERJON

Au 10ème siècle, Verjon avait une église. Nous en avons le témoignage dans le cartulaire de Saint Vincent de Macon (937_962). Depuis combien de temps ? A quel emplacement ?
Le même qu’aujourd’hui ?
En tous cas, au 16ème siècle, 17ème siècle, elle était, en somme, ce qu’elle est aujourd’hui.

On l’estime, en général, du 15ème ou 16ème siècle. Monsieur E. Bocquillot, dans Visages de l’Ain N°66, dit ceci :
« L’église de Verjon est un bien curieux amalgame de morceaux disparates mais intéressants. »

On entre par un porche de style néo-classique surmonté d’un fronton triangulaire. Le portail à la voûte en plein cintre est encadré de deux pilastres.
L’intérieur de l’église se caractérise par la sobriété de sa nef, en contraste avec la richesse architecturale du ch?ur et de la chapelle des Seigneurs.

La nef
Sur le mur sud, éclairé par une fenêtre en plein cintre, se trouve un tableau représentant la Vierge. Un Christ couronné d’épines lui fait pendant. De part et d’autre de l’arc triomphal, figurent deux statues.
L’une représente saint Roch: il tient un bâton dans la main droite tandis que sa main gauche repose sur son coeur. Elle est en bois polychrome.
L’autre est une statue de la Vierge à L’Enfant, en bois doré.

Le ch?ur est du 16ème siècle.
Il est couvert d’une voûte en ogives. Le vitrail est composé de trois panneaux séparés par des pilastres.
L’autel en bois de forme galbée date du XVIIIème siècle.
Le tabernacle comporte une représentation de l’Agneau Mystique.
Sommaire
La chapelle des Seigneurs du Château Fort.
La chapelle Sainte Barbe ou du Sacré Coeur.
La chapelle de la Sainte-Vierge actuelle.
La chapelle Saint-Hippolyte.

La chapelle des Seigneurs du Château Fort[ancre1<-]
Elle, seule, se situe côté sud (contre la cure) ; c’est celle des seigneurs de jadis. Cette chapelle a été édifiée au XVIème siècle dans le style Renaissance par Philibert de Châteauvieux et Marie de Chalant, son épouse, morts respectivement en 1546 et 1547. Ils reposent tous deux en ce lieu.
Avant la Révolution, leurs gisants, taillés dans le marbre, devaient être placés dans l’enfeu (niche funéraire). Seules subsistent la bordure de marbre blanc, ornée de fins rinceaux, et une inscription.
L’empereur Charles V, dont il est question dans cette inscription, n’est autre que Charles Quint. Ce tableau a été élevé pendant la première annexion de la Bresse à la France, sans doute sur l’initiative du fils des défunts, Claude de Châteauvieux (1532-1558).
La voûte d’ogives repose sur des chapiteaux Renaissance, inspirés du style Antique, sur lesquels on distingue les lettres P et M entrelacées, initiales du couple seigneurial. La clé de voûte porte les armoiries des Châteauvieux.
Les deux vitraux tardifs sont de même facture que celui du ch?ur, malheureusement les vitraux d’origine ont été détruits à la Révolution.
La chapelle est dotée d’un triptyque.
Vers 1930( ?) à l’instigation du baron Georges Guillaumot, qui fut paire de Verjon fut découverte et restaurée la litre seigneuriale, bande funéraire noire, interrompue, de place en place, par les blasons peints. Cette litre a été réalisée au XVIIème siècle, à l’occasion des funérailles de Clériadus de Coligny (le blason est le sien), ou de son fils Joachim de Coligny.
A l’époque, cette chapelle était dédiée à Sainte-Catherine. Depuis un certain temps, elle était devenue la chapelle de Saint Joseph.

La chapelle Sainte Barbe ou du Sacré Coeur. [ancre2<-]
La chapelle qui est au nord du ch?ur (chapelle de la petite porte) est, dit M.Bocquillot : « un élégant édifice de la fin du 15ème, avec une baie flamboyante. Les nervures de la voute sortent directement des colonnettes d’angle (il en manque une) sans chapitaux ; les bases sont délicatement sculptées en flacons à facettes. A signaler une piscine gothique et la pierre tombale anonyme, simplement ornée d’un prêtre mort en 1571.
Cette chapelle, située au nord du transept, était celle des Seigneurs de la Verjonnière. Ils l’avaient mise sous le vocable de Ste Barbe : choix judicieux, si l’on considère que les Seyturier étaient fort experts en l’art de la guerrre, et que Ste Barbe est précisément la patronne des artilleurs. Elle fut appelée, dans la suite, la chapelle des saints Anges ; et elle est devenue, plus récemment (1925), la chapelle du Sacré-Coeur. »

La chapelle de la Sainte-Vierge actuelle.
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Elle était au XVIème siècle dédiée à saint Claude. Le prêtre originaire de Verjon, Messire Henri Berrot est inhumé dans cette chapelle où l’on peut voir sa pierre tombale à inscription en lettres gothiques. Il est décédé en 1541. La chapelle est couverte d’une voûte en ogive retombant sur des colonnes engagées dont les bases sont ouvragées. Elle est éclairée par un vitrail autour duquel on distingue des traces de claveaux. Elle est agrémentée de stalles en bois et d’un autel du même matériau au-dessus duquel se trouve une niche ornée d’une croix. On peut également remarquer un tableau de la Vierge à l’Enfant et la présence d’un lavabo à l’intérieur de cette chapelle.

Autel dédié à Saint Antoine
Dans la grande nef, contre le mur nord, entre la cahpelle de la sainte Vierge et celle de saint Hippolyte, il y avait, au 17ème siècle, un autel dédié à saint Antoine.

La chapelle Saint-Hippolyte. [ancre4<-]
Autrefois dédiée à Notre-Dame de Pitié, elle est aujourd’hui consacrée à saint Hippolyte, patron de la paroisse. Couverte d’une voûte d’arêtes, elle est éclairée par un vitrail en plein cintre décoré de losanges et motifs géométriques.
Nue et sans armement, elle était jadis celle des Picquet, notaires à Verjon, dont est sorti François Picquet (1708-1781), missionnaire au Canada et grand serviteur de l’église et de la France au Canada. Il repose dans l’ancien cimetière autour de l’église.
Dans cette chapelle se trouve la dalle funéraire de son père et de sa mère, de son grand père paternel et de son épouse. L’inscription en latin évoque la mémoire de ces tabellions royaux et vante les vertus de leurs épouses.
On peut remarquer l’autel en bois sculpté d’arcatures trilobées et de colonnes. Une niche au-dessus abrite la statue de Saint-Hippolyte, en bois doré.

A partir de documents fournis par Odile Muller, présidente de ?Facettes?, par M-O Fernandes</>