À quelques heures de Noël!

Nous voici à quelques jours de la grande fête de Noël. Dans toutes les paroisses, les chrétiens vont se rassembler pour des Eucharisties joyeuses célébrées avec ferveur.

En ce dernier dimanche de l’Avent, l’évangile de ce dimanche 21 décembre est comme une sonnerie joyeuse qui nous réveille et nous dit : ne dormez plus ! Dans quelques jours la longue attente cessera et la merveille s’accomplira : une femme, Marie, enfantera, par l’action de l’Esprit, Celui qui vient sauver son peuple et vous attendez. Emmanuel : Dieu Sauveur.

Avec Joseph et Marie, nous sommes invités à accepter que Dieu soit le guide de nos vies pour en faire une réponse d’amour à nos frères. Joseph, est cet homme qui accueille Marie chez lui. Par Marie, Il va laisser le Seigneur habiter chez lui pour qu’il en face sa maison.
Comme Joseph, n’ayons crainte d’accueillir Marie, c’est le plus sûr chemin pour accueillir Jésus comme il souhaite être accueilli.

Joseph, n’a pas craint de répondre à l’appel de Dieu, à aller au-delà des apparences. Qu’il nous apprenne à être vraiment libres.
Aujourd’hui, être chrétien : c’est poser un choix libre, qui va à l’encontre de la mentalité ambiante de notre société. Combien de fois sommes-nous interpellés, voir moqués, lorsque nous affirmons notre foi ? Et pourtant, notre foi chrétienne révèle notre liberté puisqu’il s’agit pour nous de choisir ce qui nous semble le plus fondamental : l’Amour désintéressé d’un Dieu qui veut faire de nous ses enfants. Une telle foi doit nous conduire à l’accueil inconditionnel de tout homme. Je reconnais en toute personne un frère ou une soeur, non pas parce que j’ai des affinités avec elle, mais parce que je reconnais, en elle, l’image de Dieu.
Ainsi, Noël ne sera plus une fête de la nourriture ou de la boisson, mais une véritable fête d’accueil de Dieu dans notre maison, famille et vie.
Noël deviendra ainsi une grande joie, une bonne nouvelle pour le monde entier. Elle doit être partagée à tous, en particulier aux plus pauvres, aux exclus et à tous ceux et celles qui vivent sans espérance.
Je pense ici à tous ceux du Congo, qui commencent déjà à craindre d’aller à l’église la nuit de Noël, pour ne pas se faire tuer et massacrer pendant l’Eucharistie comme l’année passée.
noel_congo1 noel_congo2

Je pense aussi à tous ceux de la Palestine, Jérusalem et autres lieux de pièté où les gens ne peuvent fêter pieusement l’arrivée du Sauveur.

Et bien sûr, je ne peux pas oublier tous ceux qui sont douloureusement éprouvés par les décès, la solitude, le froid de l’hiver et la précarité.

Ma pensée va également vers tous ceux qui passeront Noël loin de chez eux.

Qu’Emmanuel, le Maitre de l’impossible, les aide à trouver la joie en lui.

Joyeux Noël à tous et à toutes.

Père Gilly