Fin des vacances…, et la suite ?

Elles sont bien loin, déjà, ces vacances !

Pour certains, elles ont été formidables ; pour d’autres, elles ont consisté à changer d’activités.

Qu’on les ait passées sur place ou au loin, qu’importe : ce que j’essaie de considérer est par rapport à cette nouvelle période qui arrive. L’APRES VACANCES. Le mot vacances peut se décliner au pluriel ainsi qu’au singulier, avec des sens divers ; de quoi tirer quelques enseignements utiles pour nous.
Du Temps pour Lutter contre le Stress :
Les vacances? Elles sont synonymes de repos, de laisser-aller ; dans ce sens, c’est fini ! A quand les prochaines? On court, on court après ce repos sans jamais être satisfait. La reprise est bien difficile à vivre alors. Ce repos, physique, moral ou psychologique, est lié à la capacité de savoir le vivre ; certains n’arrivent pas, même en vacances, à se reposer ; tandis que d’autres semblent paisibles, même en voyant s’accumuler les activités et les pressions.
Peut-être n’avons-nous jamais demandé à Dieu la capacité de maîtriser intérieurement ces pressions, de dédramatiser les risques et les inquiétudes (qui, de toute manière, ne se dérouleront pas comme nous le redoutons). Etre capable de faire le vide du corps et de l’esprit.
Du temps Libéré pour Servir :
Qui parle de vacances, pense école, entreprise ; les vacances, en fait, rendent la liberté aux élèves et aux employés pour un laps de temps. Les vacances, c’est la liberté retrouvée, la possibilité de choisir les activités désirées. Mais un temps mis à notre disposition et celle des autres. Rendre service à ceux qui cherchent à être heureux comme nous. S’oublier parfois pour être utile à autre chose que ce que je fais d’habitude. Ce n’est donc pas de l’oisiveté. Un vieux proverbe dit : « Quand le ciel veut sauver un homme, il lui envoie l’amour ». A l’exemple de Christ, je veux aimer de cet amour qui libère, ma famille, mes amis et mes proches. Etre à leur service.
Un Vide à remplir utilement :
En parlant de « vacance », au singulier, on pense à ces postes dans l’enseignement ou dans certaines églises où les places sont vacantes, laissées vides. Nous voilà déjà à la rentrée des catés. Notre paroisse a besoin des catéchistes, hommes et femmes, pour rentre service aux enfants dont les parents ne peuvent accompagner dans cette voie du Christ. Fini les vacances et c’est déjà le début d’un nouveau cheminement vers l’école, l’entreprise et la paroisse. Voici le moment venu de nous poser la question comment remplir ce vide que la vacance venait de créer ? Sur le plan personnel, de quoi dois-je me remplir ? Et peut-être serait-il bon de réfléchir sur ce qui remplit mes pensées, mon emploi du temps pour faire la place vide en vue d’être rempli de ce qui est plus essentiel et utile?
D’autres éléments ont un résultat similaire et nous aliènent, même s’ils nous semblent assouvir nos intérêts ou nos plaisirs. Ce que Dieu nous propose, c’est, au contraire, de nous remplir de son Esprit d’amour pour les autres et que nous passions sous son contrôle. Pour cela, il faut que je diminue pour que lui grandisse, que je lui laisse la place. Il ne s’agit pas de faire des efforts pour mériter quoi que ce soit aux yeux de Dieu mais de désirer laisser la place vacante pour qu’il la remplisse. Nous avons le temps pour tout ce qui nous intéresse mais jamais du temps pour les autres. Rendons nous utiles pour ceux qui ont besoin de nous à la fin de ces vacances.

Alors, bonne suite de vacances !

Père Gilly, Curé.