Paroisse Marboz

Poeme: Et les pierres parlaient…

MARBOZ_COQ-1-0150 ème anniversaire de l’Eglise Saint Martin à «Marboz »

01/06/1858=======01/06/2008

J’avais poussé la porte et m’étais introduit
En ce lieu consacré, quand le silence règne,
Quand le jour tamisé, complice de la nuit,
Apprivoise le temps et de douceur s’imprègne.

Tout au fond de la nef je m’étais arrêté
Et je m’étais assis pour un brin de prière.
Je retrouvais la paix , hors du monde agité
Quand, soudain, j’entendis, surpris, parler les pierres….

Oui les pierres parlaient…

Je dirigeai mes pas vers les fonds baptismaux
Pour écouter les murs évoquer la tendresse
De ces couples venus du bourg ou des hameaux
Baptiser leur enfant, ce fruit de leur promesse.

Ils se sont rassemblés pour que vive la foi,
Afin qu’avec bonheur naisse l’enfant-lumière.
Perpétuant un rite, un geste d’autrefois,
Ils ont voulu que Dieu soit leur source première.

C’était comme un murmure, un long chuchotement.
Je prêtais à ces voix une oreille attentive
Et je participais au long cheminement
Du grand peuple de Dieu, en marche collective.

Discret, je m’avançai jusqu’au pied de l’autel
Où la Sainte Présence, éternellement brille,
Lumière dans la nuit de tout humble mortel.
Les murs sont toujours là lorsque la foi vacille.

En ce lieu saint combien de couples d’amoureux
bouguereOnt scellé leur union, coutume solennelle.
Avec parents, amis, en ces moments heureux,
Ils demandaient à Dieu son aide paternelle.

Témoins de ce passé, les murs ont conservé
L’indélébile trace. Ils ont gardé mémoire
De ces jours d’allégresse et retenu, gravé,
Le message de foi qui tisse leur histoire.

…Et les pierres riaient…

Et dans la grande nef je poursuivis mon tour.
Ceux qui sont passés là pour leur dernier voyage
Ont été accueillis, bénis, jour après jour,
Accompagnés, portés par tout leur entourage.

Les murs ont entendu les chagrins, les regrets,
Tout ce qui fait le lot de la famille humaine.
Les murs ont médité, détenteurs de secrets,
Les murs ont consolé ceux qui disaient leur peine.

J’étais là, j’écoutais ces plaintes, ces clameurs.
Et le clocher portait jusqu’au ciel ces souffrances.
Jusqu’au Père éternel, il déposait les pleurs.
Et les pierres priaient, porteuses d’espérance.

Grâce à vous bâtisseurs, ouvriers, artisans,
Le peuple se rassemble au centre du village
Afin de partager, vivre l’instant présent,
Et rendre à Saint Martin un chaleureux hommage.

Avec sa nef immense, avec son vaste ch?ur,
Aujourd’hui l’accueillante église cathédrale
Fête cent cinquante ans de vie et de bonheur
Sonnez hautbois, orgues tonnez, chantez chorales !

Et les pierres chantaient…

poême écrit par Pierre PAQUELIER
( la semaine prochaine nous aurons un autre poême du même auteur.)

« Elle aura été pour moi la compagne de ma Vie.
Sa présence visuelle toujours proche :
Cette belle nef majestueuse,
son clocher dominant la grande rue,
cette bâtisse dont l’implantation aura été si bien choisi par nos aînés.
Image3-2 C’est à l’intérieur que ma vie de chrétien a débuté par mon baptême, où j’ai été présenté quelques jours après ma naissance.
Lieu de cheminent d’un jeune chrétien- Service de nos prêtres comme enfant de ch?ur à 10 ans : La messe matinale lorsque nous étions de semaine : à 6h30 celle de Monsieur le curé, à 7h celle du vicaire.
Souvenirs frileux car en hiver, il n’y faisait pas très chaud.
Etaient présents à ces messes matinales les soeurs de l’école privée, les trois frères qui enseignaient aux garçons, sans oublier les soeurs gardes malades. Cet entourage nous réconfortait en ces premières heures.
Oui, notre église nous aura accueilli tout au long des journées de cheminement et d’engagement ;
dans son intérieur notre vie de chrétien aura mûri : Catéchisme, première communion, Confirmation, (à 14 ans notre place dans le ch?ur nous était fixé par les anciens), chorale paroissiale, mariage, messes du dimanche et les vêpres.

Les sonneries journalières, Angélus matin midi et soir, l’appel du dimanche et les sonneries pour les bon ou les tristes moments, Glas et tocsin.
Cette église lieu de prières et de recueillement où la Présence continuelle de Jésus Hostie au tabernacle nous invite à le rencontrer.

150 ans qu’elle accueille tous ces fidèles pour différentes raisons. Son parvis aura été franchis par tous, croyant ou non.
De Cette belle église, conservons précieusement son héritage, que nos générations précédentes nous ont léguée.
Cette église finalement nous accueillera à notre dernier passage dans ce monde, son ombre nous enveloppera, ses cloches nous accompagnerons une ultime fois vers le grand repos.

Vive notre église!
Jeunes, Anciens, restons fiers de cet héritage ! »
Bernard DURELET

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150 ans, il y a bien longtemps
C’était déjà très important
de construire cet édifice
qui rappelle le Sacrifice

Oh magnifique église
Si chère à mon soeur !
Que de prières transmises
avec ardente ferveur.

Ton clocher si haut, si pointu
Appelle la population
Des hameaux les plus perdus
A venir en Adoration.

Que de joies , mais aussi de malheurs
ont vibré en ton ch?ur.
Cette foi transmise à toutes générations
permet grande Réconciliation.

Que nos paroisses : Pirajoux, Marboz, Bény,
Dans l’amitié toujours réunies
Avec force et persévérance
Fasse grandir l’Espérance.
Marie Paule PERDRIX

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