Paroisse Marboz

Les Croix à Marboz

Onze croix existent à ce jour sur le territoire de la commune, 5 dans le bourg ou dans la périphérie immédiate, 5 dans la partie nord et 1 seule dans le sud, la croix des potences qui fait l’objet d’un article plus complet.

Pour les fêtes, les jeunes de la paroisse décoraient les croix des hameaux avec de grandes couronnes de mousse et de lierre.

Toutes ces croix (sauf celle de Montjuif) existaient avant la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat (1905). Elles sont donc propriété de la commune qui assure leur parfait entretien. Le comité communal de fleurissement se charge d’embellir celles de l’agglomération avec de beaux massifs.

Croix du cimetière

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Au centre du cimetière, elle repose sur trois marches et un socle rectangulaire, elle ne comporte aucune inscription. A signaler que les ossements relevés dans l’ancien cimetière lors de la construction de l’église ont été placés sous cette croix. Autour se trouvent les tombes des anciens curés de Marboz ou natifs de Marboz. Elle est très élancée, socle rectangulaire à une imposte, une base, un fût, un chapiteau, croix cylindrique avec légère base.

Croix de Saint Pierre

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En pierre, de style très dépouillé, elle est la plus ancienne du village, (1497) et côtoyait autrefois la chapelle et le cimetière de Saint Pierre. Fût cylindrique. Au centre de la croix, une niche actuellement vide. Elle vient d’être déplacée et restaurée en 2007.

Croix de Mission

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Lors de la construction de la nouvelle église, cette croix en fer forgé, autrefois située place de l’ancienne église, a été transférée à l’entrée sud du bourg, face à l’ancienne laiterie. Ce qui explique les deux dates mentionnées :
– 1839 date de son érection,
– 1862 date de son transfert.

Trois marches et un socle rectangulaire avec entablement supportent la croix en fer forgée à la couronne d’épines et au Sacré Coeur rayonnant. Les branches sont très ouvragées : fleurs, soleil, instruments de la Passion. Sur la base rectangulaire, des palmettes.

Etant implantée sur un terrain privé, la commune s’est rendue acquéreur de l’emplacement il y a quelques années.

Croix du Carouge.

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Dans le village, sur la route de Marboz à Foissiat, haute croix en pierre non datée, certainement ancienne. Elle était située en face, sur la place, puis déplacée lors de la construction d’un séchoir pour les tuyaux incendie. Base rectangulaire, puis chanfreinée à huit faces dont le diamètre diminue en élévation surmontée d’une croix enhendée.

Croix du Devin

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Sur la route de Marboz à Foissiat, cette croix a été déplacée deux fois :croix_-_rallye_033 tout d’abord lors de la construction de la ligne de tramway à vapeur Bourg-en-Bresse ? Saint Laurent sur Saône, à l’entrée du chemin de Montjuif, puis remise à son emplacement primitif, lors de la suppression de la ligne. Sur le socle ont peut lire, face nord : croix du jubilé de 1827 ? face est : Claude joseph RENODAT et Marie-Benoîte PELUS sa femme ? Face ouest : CH R et MBP ; Le motif central de la croix en pierre est difficile à déterminer.

Croix de Montjuif-Bas

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C’est en 1954, que Mademoiselle Lucie MORAND, née dans ce hameau, cultivatrice retraitée, ayant toujours habité la maison paternelle, a acheté à un de ses voisins quelques mètres carrés de terrain, situé au milieu du village, pour y faire ériger une croix qui veillerait sur ses habitants. Cette croix a été bénie en avril 1954, par Mr le Curé ESTIEVANT, assisté des missionnaires RAY qui ont prêché cette Mission, l’abbé MONTERRAT était là aussi. La cérémonie avait rassemblé tous les habitants du secteur.

Fervente chrétienne, Lucie MORAND, tant que sa santé le lui a permis, assistait tous les dimanches et jours de fêtes à la messe du matin (6 km à pied soit 12 aller et retour) elle ne savait pas se servir d’une bicyclette. Elle est décédée en 1973

Croix de Sainte Colombe

spectacle_046 L’actuelle croix de Sainte Colombe fut érigée par la famille TATON ? GUILLERMIN en 1955 sur leur propriété. L’ancienne croix en bois en très mauvais état, était située sur la même parcelle de terrain, mais plus près des habitations. La bénédiction de cette croix, un dimanche après les vêpres, fut l’aboutissement d’une procession partie de l’église jusqu’à Sainte Colombe.
Sur deux marches, socle rectangulaire, croix en béton légèrement chanfreinée.
Etant sur terrain privé, la commune s’est rendue acquéreur de son emplacement il y a quelques années.

Croix du Tremblay

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Au bord de la D 996, dans le carrefour menant à l’aire de Florence, Croix en pierre sur socle de même chanfreinée. La croix est agrémentée d’un relief, et ses branches se terminent en pointe de diamant. Face nord une date : 18Elle a été érigée par la famille LIBOIS-TARDY qui possédait les quatre plus importantes fermes de ce hameau. Sur la hauteur, elle est tournée pour être vue par tous les habitant de ce hameau.

Croix du Montet

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La plus ancienne croix connue au Montet, date des années 1700, sous laquelle, selon les registres paroissiaux, une « femme vineuse » aurait été inhumée, interdite de cimetière compte tenu de son vice. Une seconde croix à été érigée en 1869. Cette croix en bois ayant perdu un de ses croisillons, la famille De SILANS, propriétaire de plusieurs grandes fermes à ,Marboz (la Fromone, Malaval, Montet etc..) propriétaire de l’emplacement de la croix, l’a aussitôt fait remplacer par une neuve qui a été bénie le mardi des rogations le IO mai 1904. Toutes ces croix étaient en bois. C’est en 1952 , que les habitants du hameau du Montet l’ont remplacée par une croix en béton, chanfreinée, sur un socle à plateau à débord.
La procession des rogations se rendait à cette croix le mardi.

Croix Champillon

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A la sortie nord du bourg, depuis quand existe-t-elle ? Elle était située en face de la maison de M. TEMPOREL. Elle fut abattue en 1793, pendant la Révolution. « M. TEMPOREL, ce généreux chrétien » ( Echo paroissial) « ne put voir sans souffrir un tel sacrilège, il la releva à ses frais ». En Juin 1919, un camion prenant le tournant brusque de la route de Pirajoux à Cormoz l’a heurtée si violemment qu’il l’a renversée et cassée en plusieurs morceaux. Une croix toute neuve remplacera sous peu l’ancienne. Ce sera donc la troisième érigée à la même place. (Echo paroissial de juillet 1919).
Haute croix en pierre, avec motifs et Christ, aux bords arrondis. Elle porte sur son socle les inscriptions suivantes . Face nord : Denis Joseph TEMPOREL . Face est : MARECHAL
Dates 1830 ? 1921. Elle porte au centre une croix stylée.

La croix des potences ( voir article spéciale)

La Statue de la Vierge

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A l’angle des routes de Moulins-des-Ponts et du chemin de Saint-Pierre

Cette Vierge couronnée, en métal peint, s’apparente étrangement à celle élevée près de l’église de Bény. Placée à l’origine place de l’église ? côté nord – elle fut transférée à l’emplacement actuel en 1908, sur un terrain privé concédé à cet effet par Mme CHAMOTON.

jubile_191L’inauguration en a été faite le soir de la solennité de l’Assomption. Le monument, élégamment décoré de fleurs durant le jour, a revêtu, dés l’arrivée de la nuit, son éclatante parure de feu, disposée en trône de lumière auprès de la reine immaculée. Par intervalles, des flammes de feu de Bengale venaient illuminer d’un vif éclat cette scène pittoresque, au milieu de la verdure des arbres. Des centaines de visages de fidèles accourus ? sur l’invitation du pasteur – priaient la céleste protectrice, et alternativement chantaient ses louanges dans un religieux, et parfait recueillement. Il y a quelques années encore elle reposait sur deux socles successifs en pierre, avec entablement ; dans un souci de rénovation, ceux-ci ont été récemment remplacés par un moderne assemblage de briquettes orange et la statue repeinte en gris métallisé. La Vierge, les mains jointes, la tête couronnée, piétine le maléfique serpent.

Pendant toute la durée de leur présence à Marboz, ce sont les religieuses de la Croix de Jésus (religieuses infirmières) qui habitaient juste à côté, qui se sont chargées du fleurissement de la statue et du massif. C’est maintenant le Comité de fleurissement qui a pris le relais.

Une grande partie de ces informations sont tirées du livre vendu à la mairie (20 ?) :
« Richesses Touristiques et archéologiques du canton de Coligny ».